Solidarité Internationale, oui, mais pourquoi ?

Partir jusqu’au bout du monde pour aider…  Du Burkina Faso au Pérou, en passant par le Togo, le Sénégal, Le Maroc, Le Cameroun, Madagascar, la Tunisie, la Roumanie, L’Inde, la Malaisie, le Cambodge mais aussi le Chili et la République Dominicaine, la psychomotricité s’envolent de plus en plus loin et s’étend partout dans le monde dans le cadre de missions de solidarité internationale. Pourquoi parle t -on de Solidarité Internationale, quelles sont nos motivations et enfin pourquoi la psychomotricité ?

Solidarité Internationale VS Humanitaire 

Avant d’introduire mes propos, une mise au point vocabulaire me semble primordiale. Concernant la psychomotricité je parlerais de Solidarité Internationale et non pas d’Humanitaire. En effet l’aide humanitaire est caractérisée par une intervention rapide, et  mobilisent d’autres professions médicales et paramédicales et d’autres corps de métier qui interviennent dans l’urgence et sur du court terme. Les actions des psychomotriciens relèvent à mon sens plus à de la Solidarité Internationale, liées à l’assistance, l’aide à la reconstruction, l’aide au développement, nos actions s’étendent du moyen au plus long terme.

Mais quelles sont nos motivations ? 

Tony Wheeler disait en parlant du voyage:

  « Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir. Et le plus dur est fait », 

 

Justement il faut donner une grande place et une grande importance sur pourquoi décidons nous de partir. Et pour pouvoir mettre ce pourquoi en forme, le mettre en mot, il est primordial de la faire AVANT de s’engager.
Si dans un cas, partir en mission de solidarité internationale exprime une envie d’aventure, il y a une certitude qui s’affirme, tout le monde n’est pas en mesure de partir.  Ce sont des missions qui demandent des compétences tant sur le plan humain que sur le plan professionnel.
Bien sûr, il existe plusieurs sources de motivations, et là se joue un travail important qu’il faut faire avant de partir… Pour quelles raisons partons-nous ?
S’interroger sur ses motivations est ce qui va composer le socle de la mission, l’avant, le pendant et l’après mission.
Tout va s’articuler autour de cette idée, et tout va différer dans l’investissement, dans l’engagement en fonction de cette idée de base et sur ce aucun jugement de valeurs dans les propos seulement une mise au point rhétorique : faire de la solidarité internationale a pour définition celle que l’acteur concerné donne aux actions qu’il mène et qu’il juge solidaires.
Mais qu’on se le dise la solidarité internationale est avant tout une démarche personnelle, on le fait pour soi, c’est le sentiment d’autosatisfaction réelle ou fictive qui nous pousse à aller se sentir utile ailleurs.

Pourtant la notion même de solidarité internationale est de plus en plus utilisée qu’elle en devient banalisée, évidement la critique semble facile : partir en mission de solidarité internationale reviendrait maintenant à suivre la masse, pire à adopter un style badass, certains même parlent d’une mode ?
Détrompez – vous. Il faut du culot, du caractère, mais surtout un énorme investissement pour organiser, une mission, de l’énergie pour vivre une telle aventure et du courage et de la force pour le retour.

Pourquoi la psychomotricité s’affirme dans des projets de solidarité internationale ?

Tout d’abord c’est psychique : un mélange indescriptible entre le rêve de partir à l’aventure, de rencontrer et de partager autrement. Et puis c’est corporel c’est un projet qu’on porte, qu’on défend car il est différent, qui nous prend jusqu’aux tripes.
La solidarité internationale est donc le terrain de jeu parfait, c’est tout simplement une aventure psychomotrice où l’on retourne aux sources d’un échange, d’un dialogue tonico émotionnel, à la rencontre d’une autre culture, d’un autre pays, d’une autre langue, rien de mieux pour revenir aux sources, à la communication de base, celle du corps.  

Youssra

 

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