Stage d’escalado- thérapie au Pérou

Avant de ma lancer dans les études de psychomotricité j’ai fait des études dans le sport adapté à la santé , spécialisé en cancérologie. En tant qu’enseignant A.P.A (activité physique adaptée à la santé) J’ai pu observer l’intérêt de l’escalade dans de multiple suivis. Cependant, je m’interrogeait sur la pertinence de cet outil face au divers pathologies rencontrer dans une prise en soin psychomotrice.

C’est complètement par hasard que je tombe sur le site de Nadège et Camille, deux psychomotriciennes à l’origine de l’association « Escalo-thérapie » dont la médiation principale est l’escalade. Je profite de l’arrêt des cours durant les mois d’été pour négocier un congé sans solde dans mon lieu d’alternance afin d’effectuer ce stage qui a une grande importance pour moi et qui promet de bousculer mes certitudes.


Pendant 1 mois Nadège et Camille les deux psychomotriciennes à l’origine du projet « Escalo-thérapie » m’ont enseigné comment utiliser l’escalade pour traiter des patients présentants des difficultés psychomotrices. Il est important de souligner que je ne parle pas espagnol. Une fois encore Nadège, m’a fait confiance et a accepté le défi. Des échanges en amont ont toutefois été nécéssaire pour préparer mon stage mais vraiment :

« La motivation fait des miracles !« 

Mon ignorance de l’espagnol a fait ressortir les capacités de communication non verbale des patients, les miennes aussi. En effet selon l’âge et le handicap du patient l’oral, n’est pas l’outil principal de communication. De ces difficultés de compréhension, la flexibilite mentale et le langage corporel sont mise à l’épreuve. Rapidement, d’autres codes se mettent en place et des jeux naissent.

Les différences culturelles ont été un point d’observation intéressant qui pour une simple erreur de formulation peut entacher négativement l’alliance thérapeutique. Néanmoins même les désaccords m’ont apportés.

« prendre conscience de la différence c’est apprendre. Apprendre de l’autre élargit son point de vue et apprendre à accepter l’autre tel qu’il se présente« 

Cette expérience fut marquante pour la construction de mon identité professionnelle. Les échanges cliniques étaient riches d’enseignements, me plonger par ce biais dans la culture péruvienne a été un moyen de découverte passionnant.

Je garde en mémoire l’impact fort de la culture dans la construction du lien avec les patients que l’on peut facilement expérimenter en France, pays qui accueille un grand nombre de ressortissants étrangers.

Aujourd’hui je suis en nouvelle Zélande guidée par ma passion du voyage je teste différents métiers et m’ouvre à la découverte et aux rencontres jusqu’à ce que mon congé sabbatique d’un an se termine.

h-maury@orange.fr

propose recueillir par Elise

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