Solidarité: Comment aider sans trop forcer

Tous ces articles sur l’ailleurs, toutes ses missions au bout du monde et ces beaux projets qui se réalisent. C’est géniale, mais voilà, ce n’est pas a la porter de tous, pour des millions de raisons que vous connaissez mieux que moi.

Alors pour ceux qui on envie de soutenir, de mettre leur pierre à l’èdifice de ces projets voici un petit guide pour aider sans s’engager et en se faisant plaisir :

  1. Manger utile

les étudiants sont privilégiés pour ce paragraphe, car souvent dans les IFP les associations vous proposent des plats fait maisons pour un bon prix qui vont les aider a financer leur projet.

Pour nous autres, il y a les restaurant solidaires . Etant parisienne je vous propose 2 adresses sur paris. Si vous taper « restaurant solidaire + ville  » il y a des chances que vous trouver de quoi vous ravir.

la Nouvelle Rotisserie qui est peut être le plus célèbre de tous. Les associations louent la cuisine et les bénévoles cuisinent et vous servent accompagner de musique. Renseignez vous en avance du menu pour venir déguster ce que vous désirez.

le Mam’Ayoka qui est une cooperative de femmes du monde en recherche d’insertion professionnel. Dans la même idées de « cuisinier migrateur » vous trouverez le hazard ludique .

Pour les soirs ou vous ne souhaitez pas sortir armez-vous des applications commes Graapz contre le gaspillage ou de too good to go dans la même idées.

si vous avez d’autre bonne adresse ici ou ailleurs mettez les en commentaire

2. Surfer sur internet

il vous suffit de Télécharger les moteur de recherche écocia avec qui toutes les 15 recherches vous financer la plantation d’un arbre ou lilo ou vous choisissez l’association que vous désirer soutenir.

si votre association est sur ce moteur de recherche mettez le en commentaire.

3. faire des cadeaux

la encore les étudiants sont privilégier car aux seins des IFP les associations vendent des goodies , stylo briquet etc…

Pour des cadeaux un peu plus conséquent vous avez la marque Perus qui en plus de vous proposer de superbes pieces finance la scolarité d’enfant au Pérou. Pour le cadeaux de vos grands parents miser sur un toit pour les abeilles vous aidez alors un producteur de miel et en plus vous recevez tout les mois votre petit pot.

si vous connaissez d’autre entreprise mettez la en commentaire

4. Sortir

Pour cela il faut être a l’affut sur les réseaux sociaux. l’association PAM propose des visites de street art , l’association Pomm et l’association Suyana des spectacle de théâtre d’improvisation parfois vous pouvez trouver des soirées concerts.

5. Partir en vacances

Cela peu paraître étrange mais avec un peu d’information on peut se renseigner pour voyager tout en faisant une bonne action. Par exemple, Au Pérou l‘hostel sol y luna finance le centre de santé du même nom (ils recherchent régulièrement des psychomotriciens bénévoles) . Vous pouvez adopter un corail en Indonésie avec coral gardian ou au Seychelles. Utiliser le site fairb&b pour un logement donc 50% des recettes sont reversée aux initiatives locales et ou la plateforme de mise en relation n’abuse pas de la commission. Cette application est pour l’instant seulement développée en Europe.

Vos activités aussi peuvent avoir un impact positif, se faire masser dans les centre de réinsertion en Thaïlande, manger dans les restaurants d’aide contre la traite des humains sala bai school au Cambodge ou des femmes isolée aux Maroc adresse. et il y en a surement un paquet d’autre

si vous avez d’autre adresse mettez les en commentaire

il y a des millions d’autre façon de vivre en essayant d’avoir un impact positif sur notre environnement. Pour ne pas vous bombarder de références car il y en a un paquet j’ai choisi de simplement vous mettre la to-do-liste d’une blogueuse beauté engagée. C’est un peu « madame tout le monde » donc il est plus facile de s’identifier à elle qu’a d’autre personne ultra engager depuis 10 ans.

PS: vous trouverez plein d’astuce sur l’écologie sur www.cacommenceparmoi.org

Elise

la solidarité internationale en 4 points positifs

On doit bien le reconnaître, nos articles sont  critiques sur la solidarité et l’humanitaire

 solidarité internationale – Oui, mais pourquoi ?

Notre objectif est de casser l’image du génialissime occidental n’écoutant que sont courage et sa bonté pour aller implanter la bonne façon de soigner.

« Aller ! Range les aiguilles acupuncture et ta tisane de plante verte je vais t’expliquer!   » pourrait on dire aux pratiquants de médecines asiatiques.

De mettre en garde contre les organismes qui transforment la solidarité en un business

1 chemin pour 2 parcours

Surtout, de faire réfléchir sur ce pourquoi on part : besoin de fuir une situation problématique, de prendre le temps de réfléchir sur soi , de s’acheter une conscience…

bien choisir sa mission de solidarité internationale

Ainsi que de réfléchir à ce qu’on laisse dernière nous en partant «  des soins psychomoteurs durant 2 mois puis plus rien pendant 10 autres mois ,  Un nouveau psychomotricien tout les mois,  qu’en est-il de la relation thérapeutique, de la confiance et du vécu abandonnique. 

Néanmoins

Loin de nous l’idée de vous couper l’envie d’être solidaire par peur de faire plus de mal que de bien.  Cet article est uniquement consacré aux points positifs de la solidarité internationale.

  1.  Échanger

Il faut bien l’avouer, parfois les professionnels sur place sont souvent débordés et épuisés. Ils nous voient arriver et nous « refilent » plus qu’ils ne nous expliquent les patients à charge.  On est alors considérées comme de la main d’oeuvre gratuite !

Regardons le bon côté des choses. Nous leur offrons un relais, chose qu’ils n’auraient jamais pu se permettre. On connait toutes les dérives que peuvent engendrer l’épuisement professionnel (qui est souvent déjà là même avant notre arrivé). De plus nos interventions sont souvent une maigre réponse dans un désert médicale, est ce mieux que rien? est ce de l’assistanat plutôt que de l’aide? je vous laisse le loisir de méditer. 

Si l’utopie est permise on peut aussi imaginer que petit à petit avec la venue d’une équipe régulière un lien va se créer et progressivement une véritable sensibilité au métier ou simplement à certaines techniques peuvent émerger.

Certaines associations mettent chaque année des fonds de côté pour pouvoir financer une formation aux professionnels sur place. C’est rare mais ça arrive. 

 2. Revaloriser 

Autant les professionnels que les patients. Que ce soit de nous voir, nous les Français avec tout notre savoir , négocier des heures avec Lisa pour qu’elle fasse quelque chose au même titre que n’importe quelle autre personne qui s’est aussi essayé des heures pour faire bouger Lisa. Où encore entendre des « bah c’est bon ! ça je le fait déjà! » lancé par un professionnel sur place.  Ce sont autant de façon de valider leur travail, de les gratifier.

Pour les patients c’est un peu plus complexe, ce qu’il va garder de notre intervention va dépendre du temps que nous restons, de ses capacités cognitives de son investissement dans une relation (qu’il sait) éphémère. Un peu d’attention, de félicitations, de mise en valeur par une personne avec un regard neuf, et bien même si ce n’est qu’une fois ça fait du bien.

3. Se faire connaître 

Mine de rien « I am psychomotor thérapist, I work on the link betwen the body and mind »  On informe on parle de notre métier et en humanitaire on le montre. C’est une voie par laquelle on s’implante, quand une action de création du métier est mise en oeuvre, certaines instances ont déjà entendues parler de la discipline.

4.  M’échanger – Me revaloriser – Me connaître

On part aussi beaucoup pour soi, se tester, se changer, se revaloriser personnellement ou professionnellement et pour apprendre à se connaître. Parce qu’il n’y a que dans un contexte comme celui là où l’on ouvre grand nos canaux sensorielles pour ne pas manquer une miette de découverte.

Elise

Par où commencer ? Psychomotricienne en Guyane française

La psychomotricité, les études, le DE, la soif de découverte, de voyage, de culture, de rencontre, la Guyane, le coup de coeur…?

Pour faire simple, je suis psychomotricienne en Guyane Française depuis maintenant trois ans. Résumer ces trois années me serait bien difficile, mais ce qui en ressort le mieux reste encore ce coup de coeur. Un coup de coeur sincère pour ce petit bout de France en Amérique du Sud, ce département si mal connu et pourtant si riche. Un mélange haut en couleur, entre l’amérique latine et l’afrique, teinté d’un bout d’asie, avec une mixité culturelle à vous faire saliver les voyageurs les plus expérimentés, et tout ça aux portes de l’amazonie, grande et majestueuse…

L’arrivée pourtant n’a pas été si aisée, trouver sa place professionnelle autant que personnelle, se recréer des repères, apprivoiser un nouvel environnement, des nouvelles personnes, un premier poste avec de vrais collègues et de vrais patients aussi. C’est donc auprès d’adultes, au sein d’un SSR, que je me suis lancée dans cette aventure Guyanaise. Le SSR, l’AVC, les neuropathies, les amputations, les PTH et PTG… autant de termes que je connaissais certes, mais sur le papier. Un vague souvenir peut-être de quelques heures de cours sur la prise en charge d’adultes en post AVC, sur l’accompagnement par rapport à l’héminégligence. Mais rien (ou si peu) sur l’impact culturel dans la prise en charge.

Les débuts donc, ont été un peu difficiles. Comment appréhender en tant que jeune professionnelle tout juste diplômée un milieu qui m’est totalement inconnu, des personnes souffrants de pathologies que je ne maîtrise pas, la rencontre avec tant de cultures et de langues parlées différentes (créoles, portugais, espagnol, hollandais, anglais, et des dizaines de dialectes de toutes sortes…). Comment trouver et faire sa place dans une équipe alors que j’ai moi-même du mal à définir mon rôle? Perdue au milieu du plateau technique des kinés, débordée par le nombre exorbitant de patients à voir, aspirée par des tâches, certes humaines mais hors de ma pratique professionnelle…. La théorie dans tout ça, m’a parue bien obsolète et bien pauvre au début. Faire des transferts pour soulager les équipes soignantes, porter les patients dans des espaces exigus pour leur permettre d’être assis au péril de notre dos car nous n’avons ni place ni matériels adaptés, seulement les bras et la motivation des jeunes professionnels que nous sommes. Parce que oui l’équipe est jeune et l’équipe change, beaucoup, souvent, le travail est ingrat et déprimant face à la souffrance. Nous passons plus de temps dans le brancardage, à slalomer entre les seaux disposés un peu partout pour paliers aux différentes fuites d’eau, à nous battre dans l’ascenseur lorsque celui-ci est bloqué, à changer les patients pour que les équipes soignantes n’aient pas à choisir entre la distribution des médicaments et les changes…

Notre métier dans tout ça, nous n’avons ni beaucoup de temps ni d’espace pour le faire, encore
moins pour le faire correctement. Entre l’usine et le dispensaire, la clinique ne fait pas bonne figure.
Mais il faut avancer, continuer et donner. Vous me direz que la psychomotricité est une profession de la relation, qu’il est nécessaire de prendre le temps, que le psychomotricien est à l’écoute, disponible psychiquement etcorporellement, qu’il ne peut pas travailler avec un flux de patients trop important afin d’être présent à chaque moment… c’est vrai, entièrement vrai. Mais alors qu’est-ce que j’aurais dû faire ? ou pu faire ? J’ai tout misé sur l’adaptation, quitte à en oublier un peu le cadre de mon métier, de ma place au début… J’étais la seule psychomotricienne, je n’avais ni salle, ni matériel, ni prescription adaptée. Et malgré une équipe jeune et dynamique, ma place de psychomotricienne n’était absolument pas établie, ni bien connue et comprise d’ailleurs. Et là, et bien, j’ai fait des choix, peut-être pas les meilleurs, mais les seuls qu’y m’étaient accessibles à ce moment là. Le bilan, ce fameux bilan psychomoteur, a été relégué au second plan. Trop long, trop théorique, absolument pas adapté au contexte, pas suffisamment maîtrisé non plus. J’ai cherché des solutions pour me démarquer de mes collègues ergothérapeutes, kinésithérapeutes, orthophonistes… La théorie me semblait bien pauvre et pas assez solide pour pouvoir m’appuyer dessus de façon sécure. C’est dans la relation avec mes patients que je me suis réfugiée. Malgré la barrière de la langue, presque systématique, malgré des cultures parfois diamétralement opposées d’un patient à l’autre (entre haïtiens, créoles, bushinenge, amérindiens, brésiliens, antillais….), malgré des locaux inadaptés…

j’ai finalement fait ma place petit à petit. Et c’est presque sans m’en rendre compte que je suis devenue psychomotricienne. Ce n’est pas, ou pas totalement ce fameux DE, ce bout de papier qui m’a appris le métier, mais bien la relation aux gens, la façon d’être en relation, d’écouter, d’observer, de parler avec et par le corps.

Il m’a fallu ces presque trois ans pour me sentir psychomotricienne, pour me sentir légitime dans une équipe pluridisciplinaire. Nous sommes maintenant 4 psychomotriciens dans la structure et je ressens le besoin de revenir à la théorie. Il me semble maintenant en comprendre l’enjeu réel alors qu’elle me semblait auparavant bien trop éloignée de la pratique que j’ai rencontrée, je me suis presque sentie trahie, abandonnée par cette théorie sur laquelle je n’ai pas réussie à m’appuyer.

Pourtant, en relisant ces lignes, je me rend compte que mon métier de psychomotricienne a toujours
été présent, dès le début, simplement un peu caché derrière des doutes et remises en question de mon identité professionnelle autant que personnelle. L’arrivée en Guyane m’a bouleversée, débusqué dans mes habitudes et mon petit confort. L’installation, la perte des repères, l’éloignement physique de ma famille, la découverte de nouvelleS cultureS, de nouveaux codes sociaux… autant de choses, j’imagine, que la majorité de ceux qui ont fait le choix de partir vivre ailleurs ont connu. Bouleversements des sens et des émotions, avec leurs lots de rires et de larmes, des rencontres, des séparations… Différent d’un voyage, souvent rassurant par sa limitation dans le temps, s’installer dans un ailleurs quel qu’il soit n’est pas toujours aisé mais tellement riche.

Aujourd’hui en Guyane depuis trois ans, Psychomotricienne assumée, j’ai pris un certain recul par rapport au contexte en focalisant mon regard sur les besoins et les manques dans le domaine de la santé, notamment en psychomotricité. Sans avoir les chiffres, la guyane est l’un des département où la population est la plus jeune en France, quelques études ont déjà été menées et ont largement mis en avant un manque évident de professionnels de santé, et un besoin plus que légitime de psychomotriciens. Je fais aujourd’hui partie du bureau de l’Association des Psychomotriciens de Guyane, et lorsque je lis ou que j’entends des témoignages, lorsque je rencontre d’autres psychomotriciens, de près ou de loin, je suis heureuse de voir que nous avons un bel avenir à tracer. Alors malgré une identité professionnelle parfois un peu difficile à assumer, à expliquer simplement, la psychomotricité est un beau métier et d’ici ou d’ailleurs nous devons nous assumer et nous faire
connaître 😉

mathilde.carbonnier@hotmail.fr

Psychomotricienne en Chine

Diplômer en 1992 (oui,  du siècle  dernier)   Je fais partie de premières psychomotriciennes à ouvrir un cabinet en 1995 en île de France puis en Bretagne en 1997 où l’offre de soins des psychomotriciens est encore plus rare.  Deux premières aventures professionnelles très formatrices.  Les contraintes de la construction d’une vie de famille me font partir du cabinet libéral pour travailler en tant que salarié,  passionnée par le travail et le contact des personnes âgées j’exerce en maison de retraite et en M.A.S (Maison d’accueil spécialisé en maladies dégénératives) jusqu’en 2012.

Jusqu’au jour où mon mari a l’opportunité de travailler en Chine, Toute la famille décolle alors pour  Wuhan . Je partais dans l’idée que je ne pourrais pas exercer comme psychomotricienne, en effet, le régime communiste Chinois interdit toute pratique en libérale et le visas de travail répondent à des critères stricts. Cependant je me rends vite compte que les lois sont plus souples qu’en France et qu’il est aisé de négocier avec l’administration chinoise. Cette expatriation est pour moi l’opportunité de m’investir dans une de mes passions « la gastronomie », pendant 1 an je vais assister le chef cuisinier chinois d’un restaurant français pour adapter ses propositions aux saveurs et gout de la population Chinoise. Mais un jour la psychomotricité me rattrape !

Le directeur de l’école d’entreprise française  de mes enfants connait ma formation et m’interpelle. Il veut que je l’aide pour certains enfants,  il me met à disposition du matériel est des salles. En effet, en chine il y a peu d’infrastructure et elles ne sont pas forcément adaptées de plus je n’ai aucun matériel. J’ai alors travaillé 3 ans dans cette structure auprès de la population d’enfants d’expatrier Français. Le travail était très intéressant cependant la distance thérapeutique était compliquer à maintenir car tous les expatrier habitent dans le même quartier, il est alors facile de s’y croiser et de fréquenter les mêmes personnes. De plus, j’étais la seul professionnel de santé dans la zone avec un médecin urgentiste qui ne s’est jamais senti concerné par mon travail,  je me suis senti bien seule pour communiquer mettre en place des aides techniques ou tout simplement et élaborer sur mes suivies.

La majorité des Français venant en Chine recherche une qualité de vie plus aisée qu’en France il est vrai que la vie est moins chère mais cela peu aussi avoir un revers désolant ou les expatrier se renferment sur eux et ne sortent pas de la communauté Francophone. D’autre part vivre de la psychomotricité n’est pas le meilleur projet pour s’enrichir en chine.  La culture est aussi très différentes de la nôtre, la répression du régime communiste se fait sentir dans les échange ou l’on ne se risque pas à parler de politique. Les médias et réseaux sociaux sont différents  Il vous faut un VPN acheté en France et payant tous les mois pour avoir accès  réseaux sociaux comme facebook etc…   

Puis notre famille a été mutée à Shanghai une mégalopole bien plus cosmopolite ou j’ai travaillé auprès du centre de santé  d’Acadomia  Le réseaux de professionnel de soins c’est alors élargies, il y avait des réunions régulièrement et même si nous étions que deux psychomotriciennes sur la ville cela a été  une bouffé d’air frais de pouvoir échanger sur la clinique. De plus j’ai découvert  Motriciquest  un outil en ligne qui m’a été d’une grande aide que j’utilise encore aujourd’hui.  Mon expérience et mes 3 ans à wuhan ont aussi été bénéfique face à mes employeurs, en effet, lorsque l’on est un(e) jeune expatriée on peu-être fragilisée par la masse de chose à découvrir, à comprendre, le besoin rapidement d’établir une situation financière et malheureusement on peut facilement  ce faire marcher dessus. Il ne faut pas hésiter à ouvrir son champs des possible en postulant dans des centres étranger à commencer par des temps partiels etc… En chine la politique avec les expatrier est très cyclique ils peuvent fermer leur frontière puis les ouvris de nouveaux plus tard.

Garder votre éthique professionnelle, rester claire dans sa façon d’exercer et prévoir un peu d’argent de côté pour pouvoir se retourner.

A Shanghai je recevais majoritairement des enfants d’expatrier français, anglais et aussi des enfants chinois à la recherche de soins médicaux différents. Si je me débrouille en anglais et en chinois il me manque un vocabulaire technique important,  je regret  qu’il n’y est toujours pas de cours de langue dans les études de psychomotricité. Cependant si cela pouvait être un frein pour certaine consigne ou pour l’échange avec les parents je me suis rendu compte que le langage est loin de contenir uniquement des mots et n’a pas été une barrière pour mener mes séances.  Comme je ne pensais pas pratiquer la psychomotricité en chine j’ai dû travailler sans matériel au début puis j’ai progressivement acheté ce que j’ai pu trouver sur place,  peu chère mais avec des normes de sécurité loin de celle de France.

Puis un autre défie professionnel c’est présenté à moi,  l’ISRP m’a contacté pour développer la formation des professionnels de santé chinois à la psychomotricité. Notamment des professionnels en neurologie.  Ils m’ont alors tout mis à disposition pour que je puisse élaborer des conférences, des formations principalement sur l’autisme et la gériatrie. La chine s’intéresse de plus en plus aux soins que l’on peut proposer en gériatrie et les professionnels se sont montrés très intéressés et concernés par la psychomotricité.

Enfin, il m’a fallu rentrer en France me réadapter à la lenteur administrative française et ses nombreuses lois qui ralentissent les procédures. J’ai de nouveau ouvert un cabinet de psychomotricité. Tranquillement je prends du recule sur mes années passées en chine, mes petits patients sont très curieux de cette expérience et me demande souvent si les médiations que j’utilise viennent de chine, ce qui n’est majoritairement pas le cas. Les médecines chinoises étaient trop loin de ma pratique et je ne m’y suis pas reconnue dedans. Exception faite en graphomotricité ou j’utilise la calligraphique chinoise. D’ailleurs il y a surement quelque chose à creuser de se coté là: les français écrivent en cursive les anglais en scripte et les chinois en caractère certains des enfants expatriés changeait de mode d’écriture au sein d’une même phrase. La question se pose aussi en termes d’investissement du geste, de l’émotion mise dans ses écritures.  Chères étudiants,  à bon entendeur! Mon travail en chine est  malheureusement rester sans suite car il n’y a pas eu de remplacement au centre de santé, c’est assez désolant surtout après mettre investie et avoir mis  en place plusieurs choses.

D. Valérie

debois.valerie@gmail.com

Propos recueillie par Elise

Abidjan : retour à domicile d’une psychomotricienne

Presentation

Fille d’expatrié français j’ai grandi en Côte d’Ivoire jusqu’au rapatriement de 2004 suite à une période de trouble politique. Ce déracinement précipité me laisse un goût d’inachevé qui me poussera à revenir m’installer près de 10ans après.
J’entame des études de psychomotricité puis j’exerce pendant 6 ans en IME quand finalement le besoin de rentrer prend le dessus. Je quitte paris, pour retourner sur ma terre d’origine où, par chance, ma famille (qui n’est jamais partie) m’accueille. Elle me sera d’une grande aide pour le démarrage de ma vie professionnelle à Abidjan.
La logistique de l’installation du cabinet et la législation .

Aujourd’hui je travaille donc au sein d’un cabinet pluri-disciplinaire de 5 kiné, 5 ostéo, 1 podologue, 1 art thérapeute, 1 musicothérapeute, 1 médecin mésothérapeute, 1 dietéticienne, 1 orthophoniste et 1 psychothérapeute. Je dois m’inscrire sur le registre des métiers comme « kinésithérapeute- psychomotricienne » car le métier n’est pas connu ni reconnu. La loi impose aux professions libérales d’avoir la nationnalité ivoirienne, que je n’ai pas. Je dois donc m’associer à quelqu’un qui est de nationnalité ivoirienne. Pour m’assurer je dois aussi trouver un autre chemin car le métier n’existant pas les assurances me proposent soit des prix exorbitant soit refusent simplement ma demande. De même que pour mon assurance maladie, je dois passer par la caisse des français à l’étranger.

J’ai la chance de rencontrer une psychomotricienne diplômée de Beyrouth installée depuis un an. Elle a déjà fait un travail concidérable d’information, elle m’accueille, m’encourage et me rassure durant l’installation. Je reprends ce travail auprès des écoles, des médecins, des cliniques et des réseaux de paramédicaux. Je reste présente dans les congrés et les forum concernant le soin et le handicap. Ceux-ci se multiplient, on sent vraiment que la santé est un secteur qui prend de plus en plus d’ampleur.

Expérience et culture

Culturellement, notre métier est bien compris de la population car la dichotomie corps-esprit très présente dans l’histoire occidentale l’est beaucoup moins en Afrique. Mais la question du jeu est souvent remise en cause, dans une culture où le travail ou le soin est synonyme de labeur.

Je reçois alors, une patientèle assez variée au niveau des origines (ivoiriens, libanais, français principalement), mais les tarifs pratiqués en libéral me contraignent à cibler une patientèle relativement aisée. Il existe quelques rares centres d’accueil pour enfants handicapés accessibles à tous dans la ville. Ils sont tenus soit, par des ONG, soit par des bienfaiteurs, soit par des religieux. La plupart des personnes porteuses de handicap sont souvent à la charge de la famille.

Le secteur public quant à lui, ne propose pas de poste de psychomotricien ou sous forme de technicien paramédical avec une grille salarial très basse, or le niveau de vie à Abidjan est comparable à celui en occident (pour les expatriés).

La géopolitique du pays n’est pas toujours très stable, l’insécurité et la corruption sont souvent en toile de fond. Il existe une constallation communautés qui se mélangent peu au premier abord. Mais comme partout, avec le temps, des rencontres et des échanges sont tout à fait possible et très enrichissant.

Le handicap est couvert d’une bienveillance de tous ou d’un déni total mais en fonction des communautés il peut résider certains tabous. Pour certains parents, la salle d’attente est une source d’angoisse car ils peuvent être vu et reconnu. Au fil du temps, la salle d’attente est finalement devenu un lieu de rencontre et de partage d’expériences entre les parents (nounou, chauffeurs, fratrie qui accompagnent les enfants).

La mise en place du cadre m’a demandé beaucoup d’énergie et m’a fait beaucoup douté au départ. Mes bilans ont du s’adapter, d’une part car l’étalonnage n’est pas adapté, mais aussi car le mode de vie est différent. Exemple : l’évaluation  des praxies idéomotrices : en France ma question était  » votre enfant sait-il faire ses lacets ou découper sa viande ? » A Abidjan on mange majoritairement avec les doigts et ont porte des tongs. Mes outils de travail sont différents, les pictogrammes, les références temporelles (les saisons ne sont pas les mêmes) le matériel à disposition dans le pays influence aussi sur ce qu’il m’est possible de proposer (bien que des sociétés commencent à s’installer pour représenter des marques de jeux et/ou matériel pédagogique).

Les particularités du libéral : Fléxibilité et adaptation !

J’ai découvert le libéral, avec son lot de surprises.Gérer les planning avec les embouteillages, les inondations, les annulations de dernière minute sont le lot quotidien dans la ville. La distance thérapeutique avec les patients et leur famille parfois déconcertante, il est alors important de savoir parfois l’accepter et parfois repositionner le cadre. La souffrance des parents, des enseignants démunis, et tout ces petits « à côté » que je ne voyais pas en institution.

La difficulté pour certains médecins de pouvoir poser des diagnotiques, laissant les familles dans le flou venant chercher auprès de cette nouvelle discipline, des réponses et des solutions. Il n’est pas facile mais important pour moi de ne pas franchir les lignes blanches du décret de compétence de notre métier.
Le travail me donne l’opportunité de travailler avec une population variée principalement des enfants, présentant des troubles des apprentissages, mais aussi des bébés, des enfants porteurs d’IMC, mais aussi des adultes avec des troubles psychiatriques : une palette variée qui enrichie ma pratique. Le libéral, par rapport à mon expérience en institution me permet un suivi plus global des patients et de leur famille, du lien avec les système scolaire et les différents professionnels qui interviennent autour du projet de soin : de l’annonce du projet à l’atteinte des objectifs ou d’un nouveau projet, une adaptation passionnante aux troubles, aux différentes cultures.

Le cabinet c’est aussi la découverte de la comptabilité et de l’administratif (mais ce n’est clairement pas ma partie préférée !). C’est aussi l’isolement (surtout au début) même si le réseau paramédical se développe. Je suis suivie en supervision à distance par un psychologue clinicien. Cette dernière année, d’autres psychomotriciennes sont arrivées, d’autres orthophonistes et psychologues (belges, colombienne, américaine, françaises ou libanaises) enrichissent le réseau paramédical. Les partages d’expériences sont très intéressants, un réseau de formation et supervision s’est installé entre nous.

Les perspectives

La Côte d’Ivoire se développe également d’un point de vue public, avec la mise en place grâce à une médecin pédopsychiatre d’un centre diagnostique au sein de l’institut nationnal de santé publique. Cela fait maintenant la troisième rentrée scolaire que je fais à Abidjan, aujourd’hui, s’est développé un réseau avec les quelques psychomotriciens au Sénégal, au Gabon, au Cameroun ou au liban, pour permettre aux expatriés qui sont mutés tous les deux ans, d’avoir un suivis de soin malgré les déménagements. Un projet de travail de groupe avec ma collègue art-thérapeute est en train de se mettre en place. Avec une centre artistique et sportif nous avons proposé la première journée « bien- être » en janvier dernier, réunissant les professionnels artisans de produit bio, huiles essentiels, cristaux, bols tibétains, les particiens en thérapies manuelles, art-thérapie, yoga, pilate, conscience corporelle.

« Avant de s’installer dans un pays il est important de prendre un temps pour s’imprégner de la culture de celui-ci car les schémas de prise en charge et de vie appris vont devoir être remaniés. C’est d’ailleurs ce qui rend l’expatriation si forte en émotion et passionnante « 

laurianechatot@gmail.com

 

Témoignage recueille par Elise 

Survivre a la solitude du psychomotricien expatrié

Il faut avouer qu’il n’y à pas besoin d’être le seul être humain dans une jungle sombre et profonde pour que le psychomotricien se sent isolé. Il suffit d’être le seul psychomotricien de la structure dans laquelle on exerce.

Cependant, hors de France  métropolitaine il est difficile de trouver un interlocuteur qui parle le même langage que vous. Appeler vos amis de promotion ou vos anciens collègues pour échanger, élaborer sur vos patients est compliqué. D’une part, par le décalage horaires et d’autre part  si vous avez gardé contact avec eux alors que des kilomètres vous séparent c’est qu’ils sont devenue vos amis. Ils préféreront peut être échanger  sur vos péripéties  plutôt  que sur vos prises en charge (ce qui est le rôle d’un ami en soi) .

Néanmoins, pour répondre à cette solitude nous avons fouillé les quelques solutions qui s’offre a vous: 

Petit rappel théorique : 

groupe d’analyse des pratiques: souvent proposé par une institution  à un service entier pour donner un espace de réflexion sur sa pratique.  l’un des objectifs est de limiter les risques psycho-sociaux comme le « burn out » des professionnels du soin.

groupe de parole : lieu d’échange libre entre différente personne pour parler de son vécu, de son  ressentie. principalement pour des personnes avec peu ou pas de formation proposant une activité pouvant les confronter à des situations difficiles (étudiant, bénévole etc…) 

supervision: Se réalise  en individuel  avec une réflexion sur sa pratique les transferts et contre transferts dans la relation avec le patient.

groupe de travail : Il s’agit d’un ensemble de personnes qui ont en commun un objectif, un projet ou encore la réalisation d’une tâche particulière. Le groupe de travail est compose  d’un ensemble de personne avec un objectif commun ( que ce soi juste un échange de réflexion ou la création de quelque chose comme une publication etc…) 

MotriciQuest

Cette outil en ligne aide à la cotation  et la rédaction des bilans ainsi qu’au suivie des patients . Les donnés peuvent apparaître sous forme de graphisme pour un rendue plus visuel. De plus il a différent mode de payement à l’abonnement ou à l’utilisation.

  • Les points négatifs: seraient  que la tram de bilan n’est pas toujours adaptée et certaines cotations prennent le même temps voir sont plus rapide à faire à  la main.
  • les points positifs:  répond à vos questions sur la cotation de test parfois compliqué. Peut vous  aider à organiser vos idées .

Petit plus : vous pouvez vous faire votre propre avis avec 1 mois d’essai gratuit

La supervision à distance

La supervision est considérée comme une obligation professionnel  pour les  « psy ». Elle  est un  est un choix pour les psychomotriciennes . La supervision est l’accompagnement d’un professionnellement du soin par un psychanalyste sur l’abord de sa  pratique . Les rendez-vous sont pris à l’avance et se déroule par webcam.

  • Les points négatifs : l’interface de l’écran ne  remplace pas  le contact réel et coupe une partie des échanges non verbaux et hors de l’écran . L’offre est limitée.
  • Les points positifs:   permet une analyse de sa pratique de prendre du recule d’élaborer et d’échanger sur les patients avec un professionnel du soins ( les points positif globalement ceux que l’on retrouve dans une supervision classique) 

Les groupes Facebook d’échange sur les pratiques 

Il y a beaucoup de groupe d’information sur l’expatriation en tant que psychomotricien dans différent pays nous les avons répertorier dans la « map monde » de notre page d’accueil. Nous aborderons ici seulement les groupes d’échanges sur les pratiques. 

Echange entre  Psychomot expatriés  :   Groupe fermé de psychomotricien francophone expatrié partout dans le monde qui se veut être un réel groupe d’échange

psychomotricien/ psychomotricienne : groupe de psychomotricien Francophone avec de information mais aussi des questionnements sur les patients.

U.S. Psychomotricity forum :  groupe anglophone de psychomotricien expatrier il y a finalement assez peu d’échange sur la pratique et davantage d’information.

 

  • Point négatif : Facebook n’est pas un plateforme professionnel, il est difficile de s’assurer que tout les personnes qui sont dans  le groupe sont des psychomotriciens . Chacun se doit de rester vigilent sur l’identité de ses patients et la protection du secret professionnel . Les personnes qui vont vous répondre ne connaissent ni le contexte ni l’antériorité du cas que vous allez exposer, de même il y a peu de retour sur la suite de ce qui s’est passer sur un cas exposé.
  • Point positif:  Vous pouvez questionner un grand panel de psychomotricien avec plus ou moins d’expérience. Vous augmenter donc vos chances de réponse et rencontrer quelqu’un qui à déjà vécu votre situation.  La réponses peut aussi concerner un personne qui n’a pas osé poser la question.

petit plus

Beaucoup de groupe de psychomotricien existent,  il est possible qu’il existe un groupe voir plusieurs de psychomotricien dans votre domaine d’activité. (exemple géronto-psychomotricité ou en psychomot’ et psy adulte etc…) 

Les professionnels du soins sur place qui peuvent se réunir 

Il existe de nombreux cas de figure: si la communauté francophone à réussi se mettre en contact  il est possible de faire naître de façon tout à fait simple un groupe de professionnel francophone du soins sans cadre législatif. C’est ce que tente de faire le site soignant dans le monde

Il en va de même avec tous les professionnels du soin non francophone , tout dépend de votre maîtrise de la langue . Toute fois aborder les difficultés lié à l’expatriation dans un cadre professionnel  ne pourront pas être aborder.  Plus rarement ces échanges  sont proposés  par une association ou une institution.

La nature du groupe va dépendre de ce  que  souhait apporter ses membres , un groupe de parole libre, une aide à l’élaboration d’un cas d’un thème etc….

 

 

 

Elise

Regard croisés sur la solidarité internationale : un chemin pour deux parcours

Maud et Jessica, nous partage leurs expériences d’étudiante et de psychomotricienne en solidarité internationale, dans ce témoignage à deux voix plein de sincérité.

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Depuis le lycée,  suite à de vieux démons qui ont marqué mon enfance j’ai ce besoin de comprendre le milieu médical et humanitaire qui m’attire tant.

Les deux milieux ont alors pu se lier quand un homme est intervenu dans ma classe de seconde en nous parlant de l’humanitaire sous toutes ses formes. J’ai levé la main et demandé si les psychomotriciens pouvaient faire de l’humanitaire, l’homme m’a répondu : » bien sûr ! On en cherche beaucoup » j’étais enchantée jusqu’à ce que mon professeur de biologie m’arrête en me disant :  » mais enfin, pour être psychomotricienne il faut un BAC S et pas ST2S » j’ai pris cette phrase comme un défi et obtient mon diplôme en 2014.

En 2011 j’intègre ma première année de psychomotricité, au début de celle-ci, l’association PEA intervient en amphithéâtre pour se présenter. C’est d’abord l’appel du voyage qui m’a attiré, puis les réunions ont confirmé mon intérêt d’autant plus que pas mal de mes amis de promotion se sont aussi investis dans l’association. Avec le recul et malgré les préparations, je pense que je n’étais pas prête pour ce qui m’attendait, je n’avais jamais rencontré réellement de personne en situation de handicap avant cette mission.

Sur place, les handicaps rencontrés étaient assez lourds. Il y avait des cas s’apparentant à de l’hospitalisme, du polyhandicap lourd et peu de moyen humain et de matériel. Les professionnels sur place ont aussi considérés notre arrivée comme un moment où ils pouvaient se décharger des enfants. On pouvait observer des situations de désintérêt et de « maltraitance » de la part des professionnels. Avec pour seul bagage nos cours théoriques. Nous avons vite été mises en  situations. Aujourd’hui, je me dis que partir dès la première année est précipité, la première rencontre avec les institutions doit se faire de façon accompagné comme cela nous les proposé dans notre formation.

Une fois diplômée j’ai cherché à m’investir dans une mission de solidarité avec une amie de ma promotion, Jessica. Nos recherches internet n’étaient pas satisfaisantes, les missions étaient trop chères, pas dans nos intérêt, etc… C’est par le bouche à oreille que nous avons trouvé exactement ce que nous cherchions au centre de Thanh tan   au Vietnam une mission ou nous ne payons que les billets d’avion et ou les psychomotriciennes se succèdent et avec qui nous avons parlé des projets mis en place avant et ceux à penser.

Je ne pensais pas m’engager de nouveau dans une mission humanitaire. Ma troisième année a été très compliquée, mon stage de fin d’étude désastreux, j’ai passé mon année à être observatrice sans pouvoir intervenir dans les séances. J’ai alors perdu toute confiance en moi, en mes capacités à être une bonne professionnel. Envisager que dans quelque mois j’allais devenir psychomotricienne et adulte m’effrayait. J’ai rencontré Maud et nous avons décidé de se projet ensemble. L’idée de fuir la France,  fuir cette année difficile, fuir les jugements sur ma pratique était autant de raisons qui m’ont poussé à investir le projet.

Nous somme partie 6 mois après notre diplôme pour faire du bénévolat 5/7 jours avec des horaires scolaires. L’école spécialisée est tenue par des bonnes sœurs dont les plus anciennes parlent français car elles ont été formées en France. La relation de cette école avec la France est forte, une bonne partie des fonds sont français et de nombreux bénévoles sont francophone (une canadienne physiothérapeute , un médecin luxembourgeois…). Nous proposons principalement des ateliers en groupe autour de jeux, le jeu de type récréatif et le groupe sont deux choses très peu courantes dans les propositions des intervenants Vietnamiens. Nos objectif étaient centré autour du jeu, afin d’aborder la motricité globale, les règles et limites et le travaille en groupe et considérer l’autre et ses choix, la spontaneité aussi qui est très difficile dans ce type de culture)

Nous sommes intervenues auprès d’un public d’enfants déficients intellectuels et polyhandicapés. Nous avons eu deux semaines d’observation et nous préparions les séances avec les bonnes sœurs. Cela m’a énormément rassurée. Puis je me suis rendu compte que Maud avait les mêmes connaissances que moi, sensiblement les mêmes idées j’ai petit à petit repris confiance en moi.

Nous avons aussi proposé deux formations aux enseignants et aux physiothérapeutes sur la psychomotricité et ce qu’elle peut apporter aux enfants accueillis. Les professionnels sur place étaient très en demande car ils se sentaient parfois démunis face à des situations et montraient un grand intérêt aux pratiques françaises.

Ce fut aussi l’occasion pour moi d’expérimenter de nouvelle facette du métier.

Ce fut aussi l’occasion pour moi d’expérimenter de nouvelle facette du métier. La formation des professionnels, mais surtout le travail avec les personnes en situation de polyhandicap. Je n’avais pas eu l’occasion de travailler auprès de cette population durant ma formation.

Il a fallu aussi s’adapter culturellement,  le temps d’aide au repas est considérer comme une besogne qui se doit d’être rapide, souvent faite dans l’urgence. Quand les intervenant ont vu que l’on prenait notre temps pour ce moment, ils nous ont demandés d’arrêter. D’autre part, les instituteurs ont un lien très maternant avec leurs élèves qu’ils accompagnent dans les tâches de la vie quotidienne.

Culturellement j’ai été marquée par le caractère réservé des vietnamiens qui sont pourtant très accueillants. La pauvreté n’est aussi pas ressentie, il n’y a pas de mendicité au Vietnam.

Cette première mission a été une expérience incroyable ou j’ai reçu autant que j’ai pu donner si ce n’est plus. J’ai pu voir une solidarité débordante entre les enfants. Avec le recul je pense qu’il aurait fallu que je parte après avoir pratiqué mon métier qu’elle que temps, en effet nous étions beaucoup accrochées à la théorie et je me servais de mes expériences d’animatrice pour faire des propositions d’atelier .

C’était aussi pour moi, la première fois que je partais aussi loin et aussi longtemps de France. Moi, qui avais peur de devenir une professionnelle et une adulte

Le retour en France a été  violent, j’ai pris un poste en IME et un autre en libéral. Le besoin de rentabilité, la vitesse avec laquelle on doit faire le travail demandé. Le manque de reconnaissance m’a oppressée. L’IME m’a rapidement demandé d’être à la tête du secteur autisme, je me suis senti coincée par les demande de la direction, le management d’équipe pour laquelle je ne suis pas formée et la réalité de la souffrance des jeunes accueillis. Peu soutenue dans ces responsabilités, le travail ne quittait pas mon esprit et m’empêchait de dormir.  Puis petit à petit, je perdais le sens de mon rôle dans mes prises en charge. je détestais cette façon de travailler qui ne correspondait plus à mon éthique professionnelle. J’ai alors décidé de mettre de la distance, beaucoup de distance,  car j’ai pris un billet pour la Thaïlande. 

Le retour en France à été plutôt positif, j’ai postulé à un poste auprès d’un public en situation de polyhandicap. Un poste dans lequel je m’épanouie encore aujourd’hui. Je garde un excellent souvenir de cette mission qui m’a redonnée confiance en mes capacités et m’a aidéà mûrir.

Cette fois-ci mon besoin était de me  questionner, pour me retrouver en tant que professionnel. J’ai choisi de partir dans un refuge pour animaux sauvages. Le format était plus onéreux, le centre le justifiait par les frais de logement, de nourriture et de soins aux animaux.  Ce fut le désenchantement, je travaillais 9 heure par jour 6/7 jours en effectuant un travail très physique avec trop peu de lien avec les animaux, de plus tout le personnel était anglophone et ne faisait pas vraiment d’effort pour s’adapter à mon niveau de compréhension. Après deux jours sur place ils m’ont demandés de former de nouveau arrivant et bien évidemment je me faisais reprendre sévèrement quand je ne comprenais pas. Les conditions de vie était bonne mais le directeur montrait ostensiblement sa richesse, ce qui ajoutait à mon désaccord sur leur façon de concevoir le bénévolat. Si je me doutais bien que je n’étais pas là pour faire des câlins aux animaux, je ne m’attendais pas à être reçue de cette façon, je suis alors partie au bout de 4 semaines au lieu de 7. Bien évidement, sans avoir reçu un quelconque remboursement.

Je suis retournée sur les routes. En Birmanie j’ai rencontré une dame qui m’a proposé de visiter des orphelinats. C’était pour moi l’occasionde ré-ouvrir mes yeux clos de psychomotricienne et de faire éventuellement une analyse des besoins afin de créer un partenariat comme ce que j’ai vécu au Vietnam.  Ma visite des centres a été plutôt surprenante, les encadrants ne prêtaient guerre attention aux enfants qui étaient livrés à eux même, j’ai par exemple vu, un enfant en situation de handicap aider un enfant avec un handicap moteur à manger, j’ai vu un enfant attachés sur  une chaise pour ne pas qu’il déambule et pourtant le personnel ne se disait pas dépassé par la situation. Il faut alors rapprocher cela de la culture Birmane qui considère que le handicap d’un enfant est la dette « céleste » que la famille doit payer et qui génère alors cette absence de soins.

Je pense que je repartirais en Asie. Mon projet n’est pas encore fixe,  si je m’investis de nouveau dans une mission de solidarité ça ne sera pas pour faire de la psychomotricité. En effet, c’est un métier qui est prenant physiquement  et psychiquement. On donne beaucoup de nous à nos patients et on reçoit aussi beaucoup, de la joie certes, mais aussi leur souffrance et leur mal être. Si je m’engage,  ça sera surement pour faire une pause dans ma pratique et découvrir un pays par cette autre porte qu’est le volontariat.

Me voici de retour en France, où j’ai choisi de ne pas pratiquer la psychomotricité de façon classique. En effet, l’idée qui était dans un coin de ma tête a fini de mûrir pour prendre toute la place. Je me suis alors rendu compte que la création m’a toujours attirée, je pensais pouvoir l’exprimer dans le métier de psychomotricienne, mais il s’est avéré que ce n’était pas vraiment le cas. Aujourd’hui j’entreprends de monter un café ludique avec des ateliers pédagogiques et cognitifs.

jessicaleslin@hotmail.fr

maud.musitelli@gmail.fr

Propos recueillie par Elise

 

Faite le teste : Pour quelle mission de solidarité êtes vous fait ?

 

Pour savoir quel mission de solidarité est faite pour toi voici un petit questionnaire.

Choisis la réponse qui te correspond le mieux.

Dans l’organisation d’une activité tu es plutôt : 

  • A.  Celui qui organise
  • B.  Celui qui arrive quand tout es prêt (tu n’aimes pas décider)
  • C.  Celui qui fait des propositions pour améliorer la première organisation

Généralement tu apprends mieux :

  • A. Face à la difficulté,  de façon empirique
  • B. En échangent avec d’autres personnes aillant vécu ta situation
  • C. En observant d’autres faire

Le travail en équipe pour toi c’est : 

  • A. Un poids, tu te retrouves souvent à faire les choses seul
  • B. Intéressant quand tout le monde part avec le même savoir
  • C. Enrichissant  quand on prend le temps de s’écouter

 Ce qui te correspond le mieux quand on parle de solidarité  :

  • A.  Chacun a sa part à faire dans le monde
  • B.  En s’unissant nous n’auront qu’une seul voix
  • C.  Si tout le monde s’y met le changement viendra

 

RÉSULTAT

comptabilise le nombre de  A-B-C

  • Plus de A -> vert : crée ma propre mission 

Crée sa mission, son aventure de A à Z à quelque chose de très formateur et de très individuel, la mission va correspondre au mieux a ce que vous rechercher dans sa forme. En effet, l’arrivée sur place garde sont lot de mystère .

le point négatif reste de savoir ce que l’on laisse derrière soit. Proposer des bilans ou des séances de psychomotricité à des patients pour 3 mois de leur vie, prendre le risque de réveiller certaines angoisses et partir peut être dangereux pour eux.

Notre  conseil (tout à fait discutable) : favoriser l’expériences avec les professionnelle sur place, sous forme de formation ou de sensibilisation à notre discipline.  Ou encore communiquer sur les adaptations possibles au handicap ( table inclinée,  aménagement des espaces etc...)

 

  • Plus de B -> jaune ou bleu : s’engager dans une association de psychomotricien

Ce mode de mission est parfait quand on à besoin  d’avoir un retour et une élaboration, cela vous garde une espace de pensé, de retour sur votre expérience car vous aurez un rapport de mission à rendre à votre association référents . De plus cela vous forme au domaine de l’associatif tout en vous laissant une marge de liberté.

le point négatif serait le même que pour les missions individuel, à  savoir ce que l’on laisse derrière soit. trouver une suite à votre mission est plus simple en passant par une association mais pas toujours possible. C’est aussi laisser des documents du matériel que le personnel sur place ne sait pas toujours utiliser, pouvant les mettre en échec, les dévalorises ce n’est pas forcément une bonne stratégie pour favoriser un bonne accueil pour l’équipe suivante.

Notre conseil (tout à fait discutable) : favoriser le expériences avec les professionnelle sur place,  discuter  des problématique qu’ils rencontre au quotidien, montrer l’utilisation du matériel laisser sur place pour qu’il soit investie durant votre absence.

  • Plus de C -> rose: association pluridisciplinaire

Cette formule de mission humanitaire se rapproche du travail que l’on retrouve en  institution mais exportée. Le gros avantage est alors de pouvoir échanger d’apprendre d’autres professions et d’autres professionnel  dans d’autres conditions. De plus cela peut répondre à des besoins de l’équipe locale auquel la psychomotricité ne peut pas répondre.

le point négatif se trouve plus au niveau de l’éthique, et de se que représente une équipe de paramédicaux occidental venue travailler dans un pays en développement , accompagner de toutes sa symbolique post colonialiste de « l’occidentale qui détient le savoir ». On peut aussi se questionner sur l’assistanat et le faire à la place de plutôt que de faire ensemble (mais on retrouve ce point à chaque fois qu’il s’agit d’humanitaire). 

Notre conseil  serait de travailler avec les personnes sur place. Favoriser l’économie local  en achetant le matériel aux producteurs locaux tout en montrant aux équipes local qu’ils ont toutes les ressources pour se fournir à deux pas de chez eux (tant que le budget le permet). la finalité d’une mission doit être que l’on est plus besoin d’envoyer d’équipe sur place et donc leur donner un maximum d’autonomie.

 

Qui te demande de l’aider te lance un défi.
Proverbe sénégalais

 

Elise

Checklist du voyageur : ne rien oublier !

Si tu as cliqué sur ce titre, c’est que tu cherches de bons conseils avant ton départ en voyage pour t’aider à faire de ta mission de Solidarité Internationale, la mission parfaite, où tu n’auras rien oublié, ou tu seras prêt à toutes les situations. Cet article ne va pas t’aider mais, rassure-toi, il va t’être bien plus utile : il va t’aider à te préparer toi.

Checklist du voyageur : ne rien oublier !

Dans ce monde de perfectionniste, voyager c’est avant tout s’assurer de ne rien oublier. Être prêt. Et avoir un tas de choses qui consistent à rassurer le petit bonhomme anxieux dans notre petite tête qui s’appelle «  Au-Cas-Où » et sa devise «  On Ne Sait Jamais ».
Encore une fois c’est dans l’air du temps, il faut être performant, on part avant tout pour réussir son voyage, ses objectifs de missions. Mais détrompez vous, le voyage vous surprendra car il va au-delà de tout ça.
Nous n’allons pas parler de ces objets à emporter impérativement, mais bien de toutes ces autres « petites choses » qui changent tout et permettent de partir dans de bonnes dispositions.
Cap sur les 4 pensées à emporter en voyage !

4 pensées à emporter dans son sac

Son sens de l’humour et sa capacité à relativiser

Humour à emporter et à cultiver, ainsi que celui de l’autodérision. À eux deux, ils te permettront de dépasser les petits moments d’inconfort, de gêne, de choc culturel, de doute, de fatigue…
RE – LA – TI – VI – SER pas la peine de créer des peurs pour des problèmes qui n’existent pas encore, n’existeront probablement jamais, se résolvent généralement très bien une fois sur place.

Sa capacité à s’adapter

S’adapter, c’est être plus souple face aux bourrasques de la vie : ne pas les laisser nous briser ou nous emporter, les laisser glisser le long de notre peau, arrondir le dos et se redresser grandi.
Apprendre à s’adapter sur les routes, c’est aussi se rendre compte de ce qui compte réellement pour nous.
Oublier les jugements ancrés en nous, sur l’Autre, la Différence, les religions, les croyances… Retrouver notre curiosité enfantine et notre ouverture à l’autre.

Son envie de rencontre

Voyager, partir découvrir le monde, de nouvelles latitudes, de nouveaux paysages, de nouvelles saveurs… et de nouveaux visages !
Des histoires d’ici et d’ailleurs pour contrer des préjugés et idées reçues. L’attrait de la nouveauté, et donc de la différence, fait tomber les barrières, intérieures et extérieures.

Son envie de passer de beaux moments

Partir avec un esprit positif, c’est déjà mettre 90 % de chance de notre côté que tout se passe bien. Parce que même si les choses se passent « mal », à entendre « pas comme prévu », Ce sera une expérience, point. Peut-être cocasse, peut-être riche en défi, surement pleine d’anecdotes à raconter au retour.

Et surtout, avec cette idée, tu sais, quoiqu’il arrive :
« Tout finit bien à la fin, et si ce n’est pas bien, c’est que ce n’est pas encore la fin ! »
(The Great Marigold Hotel)

Youssra

Un Psychomotricien au Mali

Il est important de souligner que Bakary Coulibaly qui donne ici son témoignage fait appel à la solidarité car par manque de moyens à l’heure actuelle sa salle de psychomotricité n’est pas fonctionnelle. Une première cagnotte a permis de construire les fondations et les murs de la salle, il manque encore le toit, le crépit, la peinture, la fenêtre et la porte, un sol convenable, et bien sûr un peu de matériel. 

Si vous souhaitez le soutenir, vous pouvez interpeller Pauline  son contact en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un grand MERCI à Pauline qui a fait le lien avec Bakary Coulibaly. Avant de plonger dans l’histoire professionnelle de Bakary Coulibaly, arrêtons-nous sur l’histoire de Pauline avec le Mali.

 »  C’est lors d’un de mes séjours à Bamako en 2011 que j’ai rencontré Bakary. L’association POMM (Psychomotricité et Ouverture sur le Monde du Maternage) faisait partir il y a quelques années des étudiants de l’école de la Pitié-Salpêtrière à Bamako, pour intervenir à la pouponnière et à l’AMALDEME aux côtés de Bakary. Je ne suis pas partie dans ce cadre, mais sachant cela j’en ai profité pour aller le voir alors que j’étais en stage en psychiatrie à Bamako après mon DE. Nous sommes restés en contact depuis et nous nous voyons dès que je séjourne au Mali. Malheureusement , POMM n’a plus envoyé d’étudiants depuis cette même année à cause de la crise qui a touché le pays début 2012. Espérons que ce partenariat puisse bientôt se remettre en place ! Bakary mérite vraiment que son projet aboutisse. »