Du thérapeute expatrié à la thérapie des migrants

le nécessaire décentrage culturel

Il y a quelques mois, Courrier International publiait un article  : « Je suis une migrante,  pas une expat ». Pourquoi qualifions-nous de « migrants » les hommes et femmes originaires de pays du « Sud » venus vivre en Europe ou en Amérique du Nord alors que nous nous appelons nous-même « expats » lorsque nous partons vivre à l’étranger ? Les éléments de langage que nous utilisons souvent inconsciemment sont une première marque de l’influence de notre culture sur notre manière d’être, de penser. Prenons conscience de notre vocabulaire, du poids des mots, de la manière dont la langue nous pousse parfois à mettre les gens dans des cases, à laisser entendre un jugement de valeur indépendamment de notre volonté. 

Une prise de conscience est le premier pas vers le décentrage nécessaire à tout travail en situation transculturelle. Mais avant de vous parler plus longuement du décentrage, laissez-moi me présenter et vous raconter comment mon histoire m’a menée au travail transculturel.

Chacun de nous naît et grandit au sein d’un berceau culturel unique, subtile mélange de culture sociale et familiale. Pour ma part, née de parents travaillant dans le milieu du spectacle j’ai baigné, dès la naissance, dans un milieu culturel riche, dans tous les sens du terme. Mon enfance a été emplie de spectacles, de concerts, de visites de musée, de voyages, de récits farfelus des aventures de tournées. Mais j’ai surtout eu la chance immense de grandir dans un milieu ouvert d’esprit, un peu bohème, où chacun était accueilli à bras ouverts et où la différence apparaissait comme une qualité indispensable à la créativité de chacun et à l’équilibre du groupe.

Le fruit ne tombant jamais bien loin de l’arbre, quelques années plus tard je débutais mes études en psychomotricité, utilisant les pratiques artistiques et la sensibilité corporelle dans une visée thérapeutique. Par ailleurs, je continuais de voyager autant que possible, prenant toujours autant de plaisir à découvrir de nouvelles façons de penser et de faire. Mes voyages se sont teintés peu à peu de nouvelles réflexions, en lien avec mes études, d’observations plus fines sur les pratiques corporelles, le maternage, l’approche du soin et du handicap. Vous écrivant cela, je pourrais presque être moi-même notre premier exemple « clinique » pour vous montrer combien le milieu culturel, familial puis professionnel dans lequel nous évoluons influence nos actes, nos pensées et même notre construction identitaire. « Les représentations culturelles donnent une préforme aux représentations individuelles » nous souffle MR Moro

Durant ces années d’études  est né le projet de solidarité internationale « Rire, Jouer, Grandir« , basé sur l’échange culturel et la sensibilisation au développement psychomoteur de l’enfant, dont nous avons tiré le film « Par où commencer ? ». A la fin de notre deuxième année d’études, après plus d’un an de réflexion et de préparation, mes camarades et moi-même nous sommes envolés direction le Bénin pour un mois aussi inoubliable que riche en questionnements. Nous y découvrimes l’impact que la culture pouvait avoir sur le développement de l’enfant mais également sur la representation du « soin » et sur le cadre thérapeutique qu’il nous fallu repenser entièrement. 

Je tiens à souligner que ce premier projet a influencé le reste de mon parcours professionnel. Ne sous-estimez pas les projets étudiants,  ils ont un grand pouvoir sur les cerveaux en formation.

Cela nous mène en 2014, à l’IFP de Bordeaux, où la question (trans)culturelle était absente de notre formation et commençait tout juste à apparaître dans les écrits des psychomotriciens (à l’exception de l’article de J-L Sudres, précurseur en la matière qui publia  » L’éthnopsychomotricité, une oubliée » en 1996). Passionnée par la question et souhaitant explorer plus amplement l’expérience vécue lors du projet au Bénin, j’en fis mon sujet de mémoire.

C’est en menant mes recherches pour le mémoire que je suis tombée, un peu par hasard, avouons-le,  sur le programme du DU de Psychiatrie et Compétences Transculturelles . Rêvant alors de repartir travailler à l’étranger, je postulais, désireuse de poursuivre ma formation et de mieux comprendre l’impact que pouvait avoir la culture sur notre vie et la manière de la prendre en compte dans le soin psychomoteur.

En juin 2015 j’obtenais mon diplôme de psychomotricienne, trois mois plus tard j’intégrais le DU tout en débutant dans un service de pédopsychiatrie. Je vous le dis aujourd’hui, avec un peu de recul, tout démarrer en même temps n’est pas la meilleure idée que j’ai eu. D’une part parce que la première année professionnelle représente à elle seule une charge de travail considérable,  assez peu compatible avec l’écriture d’un mémoire (surtout quand on vient d’en finir un et que l’on ne rêve que d’une chose : une pause !). D’autre part parce que le DU est une formation professionnelle qui s’appuie en premier lieu sur nos expériences cliniques et les questionnements qui en découlent, ce qui nécessite un bagage clinique plus conséquent que celui acquis au cours des premiers mois de pratique.

Petit défaut de timing mis à part, cette année de DU fut d’une incroyable richesse, sur le plan humain comme sur celui de la connaissance et de la réflexion. Au-delà des cours dispensés, il me semble que la grande force de cette formation réside dans la multiplicité des cultures parmis les étudiants en formation. Nous étions une cinquantaine, de divers origines, mais également de divers professions et d’âges variés  (de la jeune diplômée que j’étais à la jeune retraitée qui continuait de se former). Et dans ce joyeux melting-pot transculturel, transdisciplinaire et transgénérationnel les idées fusaient, se répondaient,  s’enrichissaient des savoir et des expériences de chacun. 

Je ne peux que souhaiter à chacun d’entre-vous de vivre un jour une telle expérience mais laissez-vous le temps, ne vous précipitez pas, faites quelques pas dans le monde professionnel afin de savoir où vous allez avant de continuer à vous former.

C’est durant cette formation que j’ai découvert que l’approche transculturelle (dans la manière dont elle a été pensée par G. Devereux en tant qu’éthnopsychanalyse) nécessite deux choses pour exister : une méthode Complémentariste et un nécessaire Décentrage.

Pour le dire simplement, le Complémentarisme consiste à utiliser « de manière obligatoire mais non simultanée » différents champs de connaissances ou outils : la psychanalyse et l’anthropologie dans le cas de l’éthnopsychanalyse. Il «n’exclut aucune méthode, aucune théorie valable – il les coordonne ». Loin d’une approche comparatiste, l’outil anthropologique sera utilisé de manière à explorer sous un nouvel angle le cadre de la relation thérapeutique et de co-construire avec le patient des sens culturels, pour aller ensuite vers des sens plus individuels. 

En ce qui nous concerne, la psychomotricité est elle-même fondée sur une pensée complémentariste, regroupant en son sein neurosciences, psychanalyse et physiologie. Y ajouter l’outil anthropologique, pour penser une « éthnopsychomotricité » semble pouvoir être une suite logique à notre réflexion professionnelle. D’autant plus que, lorsqu’on relit les travaux de Mauss sur l’éthnomotricité et que l’on se plonge dans le travail de psychiatrie transculturelle réalisé, entre autre par MR Moro et ses équipes, il semble y avoir au croisement de ces domaines une place longtemps restée vide qui est la nôtre. 

Il ne tient qu’à nous de développer aujourd’hui une psychomotricité transculturelle. Au delà des liens entre corps et psychisme que nous nous appliquons à penser, il semble important d’accompagner certains patients dans la créations de ponts entre ici et là-bas, entre la culture d’origine qui imprégne la famille et la culture du pays d’accueil dans laquelle ils doivent désormais grandir. Il nous appartient donc de co-construire avec eux un lien entre corps, culture et psyché afin de « tisser un lien entre l’histoire culturelle du sujet et sa psychomotricité »

Du côté de la clinique, cette pratique du complémentarisme peut, par exemple, nous amener dans la thérapie psychomotrice à utiliser des éléments culturels forts comme leviers thérapeutiques. Je me souviens d’une pré-adolescente soufrant d’une paralysie cérébrale, rencontrée lorsque je travaillais en Inde et qui, en bonne pré-adolescente n’était pas très motivée par le travail de rééducation qui lui était proposé dans le centre de soin. Cependant, de religion Hindou et déjà très imprégnée par la culture dans laquelle elle avait grandie, elle était heureuse de m’initier aux coutumes et de participer aux rituels religieux. Nous avons donc, chaque matin été ramasser ensemble quelques fleurs pour les disposer en offrande à la statue du Dieu Ganesh, travaillant ainsi la motricité fine, la marche, le repérage spatial, la planification et la communication, et partageant un réel moment de plaisir  autour d’une médiation « culturelle ».

Si le complémentarisme se place comme méthode nécessaire à la clinique transculturelle, le « décentrage », ou « éthno-relativisme » se situe pour sa part du côté de l’éthique. Comme son nom l’indique, l’éthno-relativisme consiste à se détacher de nos propres repères culturels pour aborder l’autre sans jugement, sans être dans la comparaison. Si le concept est simple à comprendre, il est nettement plus ardue à mettre en pratique. Le réflexe spontané étant d’analyser les éléments culturels observés en les comparant aux nôtres.

Il est communément admis qu’une expérience à l’étranger,  bien qu’elle ne soit une condition ni nécessaire ni suffisante à la pratique transculturelle, aide à accéder à cette position de décentrage. Être plongé dans un univers différent,  privés de nos repères, nous amène à penser différemment,  mais également à vivre l’expérience de l’autre côté du miroir, à devenir nous-même l’étranger dont la culture est constamment questionnée. C’est une expérience  qui nous conduit à prendre conscience de notre propre culture et à considérer nos habitudes et nos schémas de penser comme des éléments acquis et non comme une « norme ».

Au-delà de la grande aventure humaine que cela représentait, c’est aussi en quête de cet éthno-relativisme que je suis partie vivre et travailler quelques mois en Inde. Pour déconstruire mes normes et me confronter à mes jugements inconscients construits sur ma culture personnelle et professionnelle. Mais vivre la grande expérience du déracinement,  devoir travailler dans un pays si différent de celui où j’ai grandi, où tous les repères  (temporo-spatiaux, sensoriels, sociaux) sont différents des miens m’a aussi permis de comprendre de manière plus concrète ce que peuvent vivre les familles migrantes que je suis amenée à rencontrer dans ma clinique en banlieue parisienne. J’ai toujours prêté une grande attention aux éléments culturels apportés par mes patients. 

Depuis mon retour je sens mon écoute différente, plus vivante, plus sensible à ce que peuvent raconter ces familles de leur vécu car il trouve un autre écho en moi.

Oui, la culture influence le développement de l’enfant,  la construction identitaire, la manière d’être, mais le déracinement culturel influence lui aussi grandement notre façon d’être et de penser, il influence notre manière de mettre au monde les enfants,  de les élever et il est à prendre en considération dans notre travail de psychomotriciens auprès des familles, pour les accompagner sans violence. « La condition première pour ne pas faire violence aux enfants, c’est peut-être la nécessité de ne pas leur demander de nous ressembler pour les aider, pour les soigner, pour les éduquer »

valladon.mathilde@gmail.com

Ces patients ici venus d’ailleurs

C’est durant un rendez-vous parents que j’ai pris la décision d’écrire sur le sujet. Après le diagnostic de surdité couplé à une dyspraxie, les parents de Sélim ont traversé la mer dans l’espoir d’offrir les meilleurs soins à leur fils. Aujourd’hui, encore ils se battent avec l’administration pour rester sur le sol français.

Cette famille, dont l’histoire est celle d’un grand nombre de mes patients, pour je ne sais quelle raison m’a particulièrement touchée. La façon de raconter de la maman, la sincérité dans le regard, ou le simple fait de raviver en moi le besoin de réfléchir sur cela.

Je me questionne et j’observe sur ce déracinement, sur la résilience de ces jeunes. Sur l’entraide, l’identification…

Je me souviens de cette jeune ado atteinte de surdité profonde, fraîchement arrivée d’Afrique, sans aucun moyen de communication depuis la naissance. En l’espace d’une année scolaire, elle a commencé à lire le français, à compter et à s’approprier la langue des signes française comme la sienne. L’histoire se répète pour cet autre petit bout de 4 ans dont la maman a fui un mariage forcé. Par voie terrestre, en passant par la Libye, elle est arrivée en France en espérant le meilleur pour son fils. Son envie d’apprendre est incroyable, à chaque séance il ouvre grand les yeux pour ne rien perdre de ce qu’il va se passer.

Les jeunes ont envie d’apprendre ils sont prêt et nous mettent au défi d’être à la hauteur de leur gourmandise de savoir. Leur capacité d’adaptation après un déracinement m’a toujours surpris. Cette résilience était plus faible pour mes patients en maison de retraite. Certains m’ont parlés de leur expulsion de Tunisie ou d’Algérie vers la France où il ne se sont jamais sentis à leur place. Cette douleur se ravivait un peu avec le déménagement en EHPAD souvent contre leur grès.

Dans les instituts ils y a ceux qui retrouvent leur histoire et leur culture dans les autres. J’avais déjà observé cela dans mon lycée (clichés oblige, j’étais en banlieue dans une zep) ou en début d’année les gens se groupaient un peu par ethnie et puis à la fin de l’année par affinité. Bien sur, venir du même endroit avoir une culture, une langue commune, faire partie d’une communauté ou d’un petit groupe rassure. On le voit nous même en voyage avec les « ha vous êtes français ? » qui initie un grand nombre de rencontre et de discussion.

Ce regroupement je ne l’ai observé uniquement chez les ados, un processus de création de l’identité en plus du besoin de réassurance peut être. Cette démarcation n’intervient pas dans les mises en place du lien avec l’adulte, nous faisons d’abords partie du camp des adultes avant toutes autres considérations d’âge de sexe, d’origine… ou plus communément appelé “les vieux”.

Il n’en est pas moins qu’à l’institut ce regroupement nous donne l’occasion de voir naître de belles amitiés. Les influences réciproques des jeunes ne sont pas toujours positives. Parfois on voit naître de beaux moments de partage comme un merveilleux duo de percussion de tambour Malien. Sans oublier tous les moments conviviaux de l’institut où les familles sont invitées à amener de la nourriture. Ce n’est pas ma gourmandise ou ma soif de découverte qui en dira le contraire.

Parfois le handicap demande de renoncer à certaine coutumes, c’est un travail en partenariat avec les parents. Renoncer à utiliser la mains droite quand un jeune dyspraxique gaucher souffre d’utiliser « la main du diable ». Regarder les visages et dans les yeux pour les enfants sourds quand cela est vécu comme un affront dans certaines cultures mais indispensable au déchiffrage de la communication non verbale. En générale une discussion avec la famille en présence de l’enfant suffit à expliquer les choses pour qu’elles soit acceptées.

Il y a aussi toutes ces aberrations de la culture et société française : Pourquoi la fourchette et le couteau alors qu’un enfant IMC mange tellement plus aisément avec les doigts ? Il en existe de toutes les torsions des couverts adaptés. Cela fait une belle métaphore de l’adaptation qu’on leur demande. Vaste débat entre le pragmatique et la bien séance.


Il y a tout ce travail de trouver sa place dans la société française. En tant qu’handicapé, qu’immigré, avec les discriminations qui se multiplient. Cela ferait un bon sujet de mémoire sur l’identité tout ça.

 Amis étudiants à bonne entendeur …

Solidarité: Comment aider sans trop forcer

Tous ces articles sur l’ailleurs, toutes ses missions au bout du monde et ces beaux projets qui se réalisent. C’est géniale, mais voilà, ce n’est pas a la porter de tous, pour des millions de raisons que vous connaissez mieux que moi.

Alors pour ceux qui on envie de soutenir, de mettre leur pierre à l’èdifice de ces projets voici un petit guide pour aider sans s’engager et en se faisant plaisir :

  1. Manger utile

les étudiants sont privilégiés pour ce paragraphe, car souvent dans les IFP les associations vous proposent des plats fait maisons pour un bon prix qui vont les aider a financer leur projet.

Pour nous autres, il y a les restaurant solidaires . Etant parisienne je vous propose 2 adresses sur paris. Si vous taper « restaurant solidaire + ville  » il y a des chances que vous trouver de quoi vous ravir.

la Nouvelle Rotisserie qui est peut être le plus célèbre de tous. Les associations louent la cuisine et les bénévoles cuisinent et vous servent accompagner de musique. Renseignez vous en avance du menu pour venir déguster ce que vous désirez.

le Mam’Ayoka qui est une cooperative de femmes du monde en recherche d’insertion professionnel. Dans la même idées de « cuisinier migrateur » vous trouverez le hazard ludique .

Pour les soirs ou vous ne souhaitez pas sortir armez-vous des applications commes Graapz contre le gaspillage ou de too good to go dans la même idées.

si vous avez d’autre bonne adresse ici ou ailleurs mettez les en commentaire

2. Surfer sur internet

il vous suffit de Télécharger les moteur de recherche écocia avec qui toutes les 15 recherches vous financer la plantation d’un arbre ou lilo ou vous choisissez l’association que vous désirer soutenir.

si votre association est sur ce moteur de recherche mettez le en commentaire.

3. faire des cadeaux

la encore les étudiants sont privilégier car aux seins des IFP les associations vendent des goodies , stylo briquet etc…

Pour des cadeaux un peu plus conséquent vous avez la marque Perus qui en plus de vous proposer de superbes pieces finance la scolarité d’enfant au Pérou. Pour le cadeaux de vos grands parents miser sur un toit pour les abeilles vous aidez alors un producteur de miel et en plus vous recevez tout les mois votre petit pot.

si vous connaissez d’autre entreprise mettez la en commentaire

4. Sortir

Pour cela il faut être a l’affut sur les réseaux sociaux. l’association PAM propose des visites de street art , l’association Pomm et l’association Suyana des spectacle de théâtre d’improvisation parfois vous pouvez trouver des soirées concerts.

5. Partir en vacances

Cela peu paraître étrange mais avec un peu d’information on peut se renseigner pour voyager tout en faisant une bonne action. Par exemple, Au Pérou l‘hostel sol y luna finance le centre de santé du même nom (ils recherchent régulièrement des psychomotriciens bénévoles) . Vous pouvez adopter un corail en Indonésie avec coral gardian ou au Seychelles. Utiliser le site fairb&b pour un logement donc 50% des recettes sont reversée aux initiatives locales et ou la plateforme de mise en relation n’abuse pas de la commission. Cette application est pour l’instant seulement développée en Europe.

Vos activités aussi peuvent avoir un impact positif, se faire masser dans les centre de réinsertion en Thaïlande, manger dans les restaurants d’aide contre la traite des humains sala bai school au Cambodge ou des femmes isolée aux Maroc adresse. et il y en a surement un paquet d’autre

si vous avez d’autre adresse mettez les en commentaire

il y a des millions d’autre façon de vivre en essayant d’avoir un impact positif sur notre environnement. Pour ne pas vous bombarder de références car il y en a un paquet j’ai choisi de simplement vous mettre la to-do-liste d’une blogueuse beauté engagée. C’est un peu « madame tout le monde » donc il est plus facile de s’identifier à elle qu’a d’autre personne ultra engager depuis 10 ans.

PS: vous trouverez plein d’astuce sur l’écologie sur www.cacommenceparmoi.org

Elise

Psychomotricienne en Chine

Diplômer en 1992 (oui,  du siècle  dernier)   Je fais partie de premières psychomotriciennes à ouvrir un cabinet en 1995 en île de France puis en Bretagne en 1997 où l’offre de soins des psychomotriciens est encore plus rare.  Deux premières aventures professionnelles très formatrices.  Les contraintes de la construction d’une vie de famille me font partir du cabinet libéral pour travailler en tant que salarié,  passionnée par le travail et le contact des personnes âgées j’exerce en maison de retraite et en M.A.S (Maison d’accueil spécialisé en maladies dégénératives) jusqu’en 2012.

Jusqu’au jour où mon mari a l’opportunité de travailler en Chine, Toute la famille décolle alors pour  Wuhan . Je partais dans l’idée que je ne pourrais pas exercer comme psychomotricienne, en effet, le régime communiste Chinois interdit toute pratique en libérale et le visas de travail répondent à des critères stricts. Cependant je me rends vite compte que les lois sont plus souples qu’en France et qu’il est aisé de négocier avec l’administration chinoise. Cette expatriation est pour moi l’opportunité de m’investir dans une de mes passions « la gastronomie », pendant 1 an je vais assister le chef cuisinier chinois d’un restaurant français pour adapter ses propositions aux saveurs et gout de la population Chinoise. Mais un jour la psychomotricité me rattrape !

Le directeur de l’école d’entreprise française  de mes enfants connait ma formation et m’interpelle. Il veut que je l’aide pour certains enfants,  il me met à disposition du matériel est des salles. En effet, en chine il y a peu d’infrastructure et elles ne sont pas forcément adaptées de plus je n’ai aucun matériel. J’ai alors travaillé 3 ans dans cette structure auprès de la population d’enfants d’expatrier Français. Le travail était très intéressant cependant la distance thérapeutique était compliquer à maintenir car tous les expatrier habitent dans le même quartier, il est alors facile de s’y croiser et de fréquenter les mêmes personnes. De plus, j’étais la seul professionnel de santé dans la zone avec un médecin urgentiste qui ne s’est jamais senti concerné par mon travail,  je me suis senti bien seule pour communiquer mettre en place des aides techniques ou tout simplement et élaborer sur mes suivies.

La majorité des Français venant en Chine recherche une qualité de vie plus aisée qu’en France il est vrai que la vie est moins chère mais cela peu aussi avoir un revers désolant ou les expatrier se renferment sur eux et ne sortent pas de la communauté Francophone. D’autre part vivre de la psychomotricité n’est pas le meilleur projet pour s’enrichir en chine.  La culture est aussi très différentes de la nôtre, la répression du régime communiste se fait sentir dans les échange ou l’on ne se risque pas à parler de politique. Les médias et réseaux sociaux sont différents  Il vous faut un VPN acheté en France et payant tous les mois pour avoir accès  réseaux sociaux comme facebook etc…   

Puis notre famille a été mutée à Shanghai une mégalopole bien plus cosmopolite ou j’ai travaillé auprès du centre de santé  d’Acadomia  Le réseaux de professionnel de soins c’est alors élargies, il y avait des réunions régulièrement et même si nous étions que deux psychomotriciennes sur la ville cela a été  une bouffé d’air frais de pouvoir échanger sur la clinique. De plus j’ai découvert  Motriciquest  un outil en ligne qui m’a été d’une grande aide que j’utilise encore aujourd’hui.  Mon expérience et mes 3 ans à wuhan ont aussi été bénéfique face à mes employeurs, en effet, lorsque l’on est un(e) jeune expatriée on peu-être fragilisée par la masse de chose à découvrir, à comprendre, le besoin rapidement d’établir une situation financière et malheureusement on peut facilement  ce faire marcher dessus. Il ne faut pas hésiter à ouvrir son champs des possible en postulant dans des centres étranger à commencer par des temps partiels etc… En chine la politique avec les expatrier est très cyclique ils peuvent fermer leur frontière puis les ouvris de nouveaux plus tard.

Garder votre éthique professionnelle, rester claire dans sa façon d’exercer et prévoir un peu d’argent de côté pour pouvoir se retourner.

A Shanghai je recevais majoritairement des enfants d’expatrier français, anglais et aussi des enfants chinois à la recherche de soins médicaux différents. Si je me débrouille en anglais et en chinois il me manque un vocabulaire technique important,  je regret  qu’il n’y est toujours pas de cours de langue dans les études de psychomotricité. Cependant si cela pouvait être un frein pour certaine consigne ou pour l’échange avec les parents je me suis rendu compte que le langage est loin de contenir uniquement des mots et n’a pas été une barrière pour mener mes séances.  Comme je ne pensais pas pratiquer la psychomotricité en chine j’ai dû travailler sans matériel au début puis j’ai progressivement acheté ce que j’ai pu trouver sur place,  peu chère mais avec des normes de sécurité loin de celle de France.

Puis un autre défie professionnel c’est présenté à moi,  l’ISRP m’a contacté pour développer la formation des professionnels de santé chinois à la psychomotricité. Notamment des professionnels en neurologie.  Ils m’ont alors tout mis à disposition pour que je puisse élaborer des conférences, des formations principalement sur l’autisme et la gériatrie. La chine s’intéresse de plus en plus aux soins que l’on peut proposer en gériatrie et les professionnels se sont montrés très intéressés et concernés par la psychomotricité.

Enfin, il m’a fallu rentrer en France me réadapter à la lenteur administrative française et ses nombreuses lois qui ralentissent les procédures. J’ai de nouveau ouvert un cabinet de psychomotricité. Tranquillement je prends du recule sur mes années passées en chine, mes petits patients sont très curieux de cette expérience et me demande souvent si les médiations que j’utilise viennent de chine, ce qui n’est majoritairement pas le cas. Les médecines chinoises étaient trop loin de ma pratique et je ne m’y suis pas reconnue dedans. Exception faite en graphomotricité ou j’utilise la calligraphique chinoise. D’ailleurs il y a surement quelque chose à creuser de se coté là: les français écrivent en cursive les anglais en scripte et les chinois en caractère certains des enfants expatriés changeait de mode d’écriture au sein d’une même phrase. La question se pose aussi en termes d’investissement du geste, de l’émotion mise dans ses écritures.  Chères étudiants,  à bon entendeur! Mon travail en chine est  malheureusement rester sans suite car il n’y a pas eu de remplacement au centre de santé, c’est assez désolant surtout après mettre investie et avoir mis  en place plusieurs choses.

D. Valérie

debois.valerie@gmail.com

Propos recueillie par Elise

Survivre a la solitude du psychomotricien expatrié

Il faut avouer qu’il n’y à pas besoin d’être le seul être humain dans une jungle sombre et profonde pour que le psychomotricien se sent isolé. Il suffit d’être le seul psychomotricien de la structure dans laquelle on exerce.

Cependant, hors de France  métropolitaine il est difficile de trouver un interlocuteur qui parle le même langage que vous. Appeler vos amis de promotion ou vos anciens collègues pour échanger, élaborer sur vos patients est compliqué. D’une part, par le décalage horaires et d’autre part  si vous avez gardé contact avec eux alors que des kilomètres vous séparent c’est qu’ils sont devenue vos amis. Ils préféreront peut être échanger  sur vos péripéties  plutôt  que sur vos prises en charge (ce qui est le rôle d’un ami en soi) .

Néanmoins, pour répondre à cette solitude nous avons fouillé les quelques solutions qui s’offre a vous: 

Petit rappel théorique : 

groupe d’analyse des pratiques: souvent proposé par une institution  à un service entier pour donner un espace de réflexion sur sa pratique.  l’un des objectifs est de limiter les risques psycho-sociaux comme le « burn out » des professionnels du soin.

groupe de parole : lieu d’échange libre entre différente personne pour parler de son vécu, de son  ressentie. principalement pour des personnes avec peu ou pas de formation proposant une activité pouvant les confronter à des situations difficiles (étudiant, bénévole etc…) 

supervision: Se réalise  en individuel  avec une réflexion sur sa pratique les transferts et contre transferts dans la relation avec le patient.

groupe de travail : Il s’agit d’un ensemble de personnes qui ont en commun un objectif, un projet ou encore la réalisation d’une tâche particulière. Le groupe de travail est compose  d’un ensemble de personne avec un objectif commun ( que ce soi juste un échange de réflexion ou la création de quelque chose comme une publication etc…) 

MotriciQuest

Cette outil en ligne aide à la cotation  et la rédaction des bilans ainsi qu’au suivie des patients . Les donnés peuvent apparaître sous forme de graphisme pour un rendue plus visuel. De plus il a différent mode de payement à l’abonnement ou à l’utilisation.

  • Les points négatifs: seraient  que la tram de bilan n’est pas toujours adaptée et certaines cotations prennent le même temps voir sont plus rapide à faire à  la main.
  • les points positifs:  répond à vos questions sur la cotation de test parfois compliqué. Peut vous  aider à organiser vos idées .

Petit plus : vous pouvez vous faire votre propre avis avec 1 mois d’essai gratuit

La supervision à distance

La supervision est considérée comme une obligation professionnel  pour les  « psy ». Elle  est un  est un choix pour les psychomotriciennes . La supervision est l’accompagnement d’un professionnellement du soin par un psychanalyste sur l’abord de sa  pratique . Les rendez-vous sont pris à l’avance et se déroule par webcam.

  • Les points négatifs : l’interface de l’écran ne  remplace pas  le contact réel et coupe une partie des échanges non verbaux et hors de l’écran . L’offre est limitée.
  • Les points positifs:   permet une analyse de sa pratique de prendre du recule d’élaborer et d’échanger sur les patients avec un professionnel du soins ( les points positif globalement ceux que l’on retrouve dans une supervision classique) 

Les groupes Facebook d’échange sur les pratiques 

Il y a beaucoup de groupe d’information sur l’expatriation en tant que psychomotricien dans différent pays nous les avons répertorier dans la « map monde » de notre page d’accueil. Nous aborderons ici seulement les groupes d’échanges sur les pratiques. 

Echange entre  Psychomot expatriés  :   Groupe fermé de psychomotricien francophone expatrié partout dans le monde qui se veut être un réel groupe d’échange

psychomotricien/ psychomotricienne : groupe de psychomotricien Francophone avec de information mais aussi des questionnements sur les patients.

U.S. Psychomotricity forum :  groupe anglophone de psychomotricien expatrier il y a finalement assez peu d’échange sur la pratique et davantage d’information.

 

  • Point négatif : Facebook n’est pas un plateforme professionnel, il est difficile de s’assurer que tout les personnes qui sont dans  le groupe sont des psychomotriciens . Chacun se doit de rester vigilent sur l’identité de ses patients et la protection du secret professionnel . Les personnes qui vont vous répondre ne connaissent ni le contexte ni l’antériorité du cas que vous allez exposer, de même il y a peu de retour sur la suite de ce qui s’est passer sur un cas exposé.
  • Point positif:  Vous pouvez questionner un grand panel de psychomotricien avec plus ou moins d’expérience. Vous augmenter donc vos chances de réponse et rencontrer quelqu’un qui à déjà vécu votre situation.  La réponses peut aussi concerner un personne qui n’a pas osé poser la question.

petit plus

Beaucoup de groupe de psychomotricien existent,  il est possible qu’il existe un groupe voir plusieurs de psychomotricien dans votre domaine d’activité. (exemple géronto-psychomotricité ou en psychomot’ et psy adulte etc…) 

Les professionnels du soins sur place qui peuvent se réunir 

Il existe de nombreux cas de figure: si la communauté francophone à réussi se mettre en contact  il est possible de faire naître de façon tout à fait simple un groupe de professionnel francophone du soins sans cadre législatif. C’est ce que tente de faire le site soignant dans le monde

Il en va de même avec tous les professionnels du soin non francophone , tout dépend de votre maîtrise de la langue . Toute fois aborder les difficultés lié à l’expatriation dans un cadre professionnel  ne pourront pas être aborder.  Plus rarement ces échanges  sont proposés  par une association ou une institution.

La nature du groupe va dépendre de ce  que  souhait apporter ses membres , un groupe de parole libre, une aide à l’élaboration d’un cas d’un thème etc….

 

 

 

Elise

Regard croisés sur la solidarité internationale : un chemin pour deux parcours

Maud et Jessica, nous partage leurs expériences d’étudiante et de psychomotricienne en solidarité internationale, dans ce témoignage à deux voix plein de sincérité.

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Depuis le lycée,  suite à de vieux démons qui ont marqué mon enfance j’ai ce besoin de comprendre le milieu médical et humanitaire qui m’attire tant.

Les deux milieux ont alors pu se lier quand un homme est intervenu dans ma classe de seconde en nous parlant de l’humanitaire sous toutes ses formes. J’ai levé la main et demandé si les psychomotriciens pouvaient faire de l’humanitaire, l’homme m’a répondu : » bien sûr ! On en cherche beaucoup » j’étais enchantée jusqu’à ce que mon professeur de biologie m’arrête en me disant :  » mais enfin, pour être psychomotricienne il faut un BAC S et pas ST2S » j’ai pris cette phrase comme un défi et obtient mon diplôme en 2014.

En 2011 j’intègre ma première année de psychomotricité, au début de celle-ci, l’association PEA intervient en amphithéâtre pour se présenter. C’est d’abord l’appel du voyage qui m’a attiré, puis les réunions ont confirmé mon intérêt d’autant plus que pas mal de mes amis de promotion se sont aussi investis dans l’association. Avec le recul et malgré les préparations, je pense que je n’étais pas prête pour ce qui m’attendait, je n’avais jamais rencontré réellement de personne en situation de handicap avant cette mission.

Sur place, les handicaps rencontrés étaient assez lourds. Il y avait des cas s’apparentant à de l’hospitalisme, du polyhandicap lourd et peu de moyen humain et de matériel. Les professionnels sur place ont aussi considérés notre arrivée comme un moment où ils pouvaient se décharger des enfants. On pouvait observer des situations de désintérêt et de « maltraitance » de la part des professionnels. Avec pour seul bagage nos cours théoriques. Nous avons vite été mises en  situations. Aujourd’hui, je me dis que partir dès la première année est précipité, la première rencontre avec les institutions doit se faire de façon accompagné comme cela nous les proposé dans notre formation.

Une fois diplômée j’ai cherché à m’investir dans une mission de solidarité avec une amie de ma promotion, Jessica. Nos recherches internet n’étaient pas satisfaisantes, les missions étaient trop chères, pas dans nos intérêt, etc… C’est par le bouche à oreille que nous avons trouvé exactement ce que nous cherchions au centre de Thanh tan   au Vietnam une mission ou nous ne payons que les billets d’avion et ou les psychomotriciennes se succèdent et avec qui nous avons parlé des projets mis en place avant et ceux à penser.

Je ne pensais pas m’engager de nouveau dans une mission humanitaire. Ma troisième année a été très compliquée, mon stage de fin d’étude désastreux, j’ai passé mon année à être observatrice sans pouvoir intervenir dans les séances. J’ai alors perdu toute confiance en moi, en mes capacités à être une bonne professionnel. Envisager que dans quelque mois j’allais devenir psychomotricienne et adulte m’effrayait. J’ai rencontré Maud et nous avons décidé de se projet ensemble. L’idée de fuir la France,  fuir cette année difficile, fuir les jugements sur ma pratique était autant de raisons qui m’ont poussé à investir le projet.

Nous somme partie 6 mois après notre diplôme pour faire du bénévolat 5/7 jours avec des horaires scolaires. L’école spécialisée est tenue par des bonnes sœurs dont les plus anciennes parlent français car elles ont été formées en France. La relation de cette école avec la France est forte, une bonne partie des fonds sont français et de nombreux bénévoles sont francophone (une canadienne physiothérapeute , un médecin luxembourgeois…). Nous proposons principalement des ateliers en groupe autour de jeux, le jeu de type récréatif et le groupe sont deux choses très peu courantes dans les propositions des intervenants Vietnamiens. Nos objectif étaient centré autour du jeu, afin d’aborder la motricité globale, les règles et limites et le travaille en groupe et considérer l’autre et ses choix, la spontaneité aussi qui est très difficile dans ce type de culture)

Nous sommes intervenues auprès d’un public d’enfants déficients intellectuels et polyhandicapés. Nous avons eu deux semaines d’observation et nous préparions les séances avec les bonnes sœurs. Cela m’a énormément rassurée. Puis je me suis rendu compte que Maud avait les mêmes connaissances que moi, sensiblement les mêmes idées j’ai petit à petit repris confiance en moi.

Nous avons aussi proposé deux formations aux enseignants et aux physiothérapeutes sur la psychomotricité et ce qu’elle peut apporter aux enfants accueillis. Les professionnels sur place étaient très en demande car ils se sentaient parfois démunis face à des situations et montraient un grand intérêt aux pratiques françaises.

Ce fut aussi l’occasion pour moi d’expérimenter de nouvelle facette du métier.

Ce fut aussi l’occasion pour moi d’expérimenter de nouvelle facette du métier. La formation des professionnels, mais surtout le travail avec les personnes en situation de polyhandicap. Je n’avais pas eu l’occasion de travailler auprès de cette population durant ma formation.

Il a fallu aussi s’adapter culturellement,  le temps d’aide au repas est considérer comme une besogne qui se doit d’être rapide, souvent faite dans l’urgence. Quand les intervenant ont vu que l’on prenait notre temps pour ce moment, ils nous ont demandés d’arrêter. D’autre part, les instituteurs ont un lien très maternant avec leurs élèves qu’ils accompagnent dans les tâches de la vie quotidienne.

Culturellement j’ai été marquée par le caractère réservé des vietnamiens qui sont pourtant très accueillants. La pauvreté n’est aussi pas ressentie, il n’y a pas de mendicité au Vietnam.

Cette première mission a été une expérience incroyable ou j’ai reçu autant que j’ai pu donner si ce n’est plus. J’ai pu voir une solidarité débordante entre les enfants. Avec le recul je pense qu’il aurait fallu que je parte après avoir pratiqué mon métier qu’elle que temps, en effet nous étions beaucoup accrochées à la théorie et je me servais de mes expériences d’animatrice pour faire des propositions d’atelier .

C’était aussi pour moi, la première fois que je partais aussi loin et aussi longtemps de France. Moi, qui avais peur de devenir une professionnelle et une adulte

Le retour en France a été  violent, j’ai pris un poste en IME et un autre en libéral. Le besoin de rentabilité, la vitesse avec laquelle on doit faire le travail demandé. Le manque de reconnaissance m’a oppressée. L’IME m’a rapidement demandé d’être à la tête du secteur autisme, je me suis senti coincée par les demande de la direction, le management d’équipe pour laquelle je ne suis pas formée et la réalité de la souffrance des jeunes accueillis. Peu soutenue dans ces responsabilités, le travail ne quittait pas mon esprit et m’empêchait de dormir.  Puis petit à petit, je perdais le sens de mon rôle dans mes prises en charge. je détestais cette façon de travailler qui ne correspondait plus à mon éthique professionnelle. J’ai alors décidé de mettre de la distance, beaucoup de distance,  car j’ai pris un billet pour la Thaïlande. 

Le retour en France à été plutôt positif, j’ai postulé à un poste auprès d’un public en situation de polyhandicap. Un poste dans lequel je m’épanouie encore aujourd’hui. Je garde un excellent souvenir de cette mission qui m’a redonnée confiance en mes capacités et m’a aidéà mûrir.

Cette fois-ci mon besoin était de me  questionner, pour me retrouver en tant que professionnel. J’ai choisi de partir dans un refuge pour animaux sauvages. Le format était plus onéreux, le centre le justifiait par les frais de logement, de nourriture et de soins aux animaux.  Ce fut le désenchantement, je travaillais 9 heure par jour 6/7 jours en effectuant un travail très physique avec trop peu de lien avec les animaux, de plus tout le personnel était anglophone et ne faisait pas vraiment d’effort pour s’adapter à mon niveau de compréhension. Après deux jours sur place ils m’ont demandés de former de nouveau arrivant et bien évidemment je me faisais reprendre sévèrement quand je ne comprenais pas. Les conditions de vie était bonne mais le directeur montrait ostensiblement sa richesse, ce qui ajoutait à mon désaccord sur leur façon de concevoir le bénévolat. Si je me doutais bien que je n’étais pas là pour faire des câlins aux animaux, je ne m’attendais pas à être reçue de cette façon, je suis alors partie au bout de 4 semaines au lieu de 7. Bien évidement, sans avoir reçu un quelconque remboursement.

Je suis retournée sur les routes. En Birmanie j’ai rencontré une dame qui m’a proposé de visiter des orphelinats. C’était pour moi l’occasionde ré-ouvrir mes yeux clos de psychomotricienne et de faire éventuellement une analyse des besoins afin de créer un partenariat comme ce que j’ai vécu au Vietnam.  Ma visite des centres a été plutôt surprenante, les encadrants ne prêtaient guerre attention aux enfants qui étaient livrés à eux même, j’ai par exemple vu, un enfant en situation de handicap aider un enfant avec un handicap moteur à manger, j’ai vu un enfant attachés sur  une chaise pour ne pas qu’il déambule et pourtant le personnel ne se disait pas dépassé par la situation. Il faut alors rapprocher cela de la culture Birmane qui considère que le handicap d’un enfant est la dette « céleste » que la famille doit payer et qui génère alors cette absence de soins.

Je pense que je repartirais en Asie. Mon projet n’est pas encore fixe,  si je m’investis de nouveau dans une mission de solidarité ça ne sera pas pour faire de la psychomotricité. En effet, c’est un métier qui est prenant physiquement  et psychiquement. On donne beaucoup de nous à nos patients et on reçoit aussi beaucoup, de la joie certes, mais aussi leur souffrance et leur mal être. Si je m’engage,  ça sera surement pour faire une pause dans ma pratique et découvrir un pays par cette autre porte qu’est le volontariat.

Me voici de retour en France, où j’ai choisi de ne pas pratiquer la psychomotricité de façon classique. En effet, l’idée qui était dans un coin de ma tête a fini de mûrir pour prendre toute la place. Je me suis alors rendu compte que la création m’a toujours attirée, je pensais pouvoir l’exprimer dans le métier de psychomotricienne, mais il s’est avéré que ce n’était pas vraiment le cas. Aujourd’hui j’entreprends de monter un café ludique avec des ateliers pédagogiques et cognitifs.

jessicaleslin@hotmail.fr

maud.musitelli@gmail.fr

Propos recueillie par Elise

 

Faite le teste : Pour quelle mission de solidarité êtes vous fait ?

 

Pour savoir quel mission de solidarité est faite pour toi voici un petit questionnaire.

Choisis la réponse qui te correspond le mieux.

Dans l’organisation d’une activité tu es plutôt : 

  • A.  Celui qui organise
  • B.  Celui qui arrive quand tout es prêt (tu n’aimes pas décider)
  • C.  Celui qui fait des propositions pour améliorer la première organisation

Généralement tu apprends mieux :

  • A. Face à la difficulté,  de façon empirique
  • B. En échangent avec d’autres personnes aillant vécu ta situation
  • C. En observant d’autres faire

Le travail en équipe pour toi c’est : 

  • A. Un poids, tu te retrouves souvent à faire les choses seul
  • B. Intéressant quand tout le monde part avec le même savoir
  • C. Enrichissant  quand on prend le temps de s’écouter

 Ce qui te correspond le mieux quand on parle de solidarité  :

  • A.  Chacun a sa part à faire dans le monde
  • B.  En s’unissant nous n’auront qu’une seul voix
  • C.  Si tout le monde s’y met le changement viendra

 

RÉSULTAT

comptabilise le nombre de  A-B-C

  • Plus de A -> vert : crée ma propre mission 

Crée sa mission, son aventure de A à Z à quelque chose de très formateur et de très individuel, la mission va correspondre au mieux a ce que vous rechercher dans sa forme. En effet, l’arrivée sur place garde sont lot de mystère .

le point négatif reste de savoir ce que l’on laisse derrière soit. Proposer des bilans ou des séances de psychomotricité à des patients pour 3 mois de leur vie, prendre le risque de réveiller certaines angoisses et partir peut être dangereux pour eux.

Notre  conseil (tout à fait discutable) : favoriser l’expériences avec les professionnelle sur place, sous forme de formation ou de sensibilisation à notre discipline.  Ou encore communiquer sur les adaptations possibles au handicap ( table inclinée,  aménagement des espaces etc...)

 

  • Plus de B -> jaune ou bleu : s’engager dans une association de psychomotricien

Ce mode de mission est parfait quand on à besoin  d’avoir un retour et une élaboration, cela vous garde une espace de pensé, de retour sur votre expérience car vous aurez un rapport de mission à rendre à votre association référents . De plus cela vous forme au domaine de l’associatif tout en vous laissant une marge de liberté.

le point négatif serait le même que pour les missions individuel, à  savoir ce que l’on laisse derrière soit. trouver une suite à votre mission est plus simple en passant par une association mais pas toujours possible. C’est aussi laisser des documents du matériel que le personnel sur place ne sait pas toujours utiliser, pouvant les mettre en échec, les dévalorises ce n’est pas forcément une bonne stratégie pour favoriser un bonne accueil pour l’équipe suivante.

Notre conseil (tout à fait discutable) : favoriser le expériences avec les professionnelle sur place,  discuter  des problématique qu’ils rencontre au quotidien, montrer l’utilisation du matériel laisser sur place pour qu’il soit investie durant votre absence.

  • Plus de C -> rose: association pluridisciplinaire

Cette formule de mission humanitaire se rapproche du travail que l’on retrouve en  institution mais exportée. Le gros avantage est alors de pouvoir échanger d’apprendre d’autres professions et d’autres professionnel  dans d’autres conditions. De plus cela peut répondre à des besoins de l’équipe locale auquel la psychomotricité ne peut pas répondre.

le point négatif se trouve plus au niveau de l’éthique, et de se que représente une équipe de paramédicaux occidental venue travailler dans un pays en développement , accompagner de toutes sa symbolique post colonialiste de « l’occidentale qui détient le savoir ». On peut aussi se questionner sur l’assistanat et le faire à la place de plutôt que de faire ensemble (mais on retrouve ce point à chaque fois qu’il s’agit d’humanitaire). 

Notre conseil  serait de travailler avec les personnes sur place. Favoriser l’économie local  en achetant le matériel aux producteurs locaux tout en montrant aux équipes local qu’ils ont toutes les ressources pour se fournir à deux pas de chez eux (tant que le budget le permet). la finalité d’une mission doit être que l’on est plus besoin d’envoyer d’équipe sur place et donc leur donner un maximum d’autonomie.

 

Qui te demande de l’aider te lance un défi.
Proverbe sénégalais

 

Elise

Checklist du voyageur : ne rien oublier !

Si tu as cliqué sur ce titre, c’est que tu cherches de bons conseils avant ton départ en voyage pour t’aider à faire de ta mission de Solidarité Internationale, la mission parfaite, où tu n’auras rien oublié, ou tu seras prêt à toutes les situations. Cet article ne va pas t’aider mais, rassure-toi, il va t’être bien plus utile : il va t’aider à te préparer toi.

Checklist du voyageur : ne rien oublier !

Dans ce monde de perfectionniste, voyager c’est avant tout s’assurer de ne rien oublier. Être prêt. Et avoir un tas de choses qui consistent à rassurer le petit bonhomme anxieux dans notre petite tête qui s’appelle «  Au-Cas-Où » et sa devise «  On Ne Sait Jamais ».
Encore une fois c’est dans l’air du temps, il faut être performant, on part avant tout pour réussir son voyage, ses objectifs de missions. Mais détrompez vous, le voyage vous surprendra car il va au-delà de tout ça.
Nous n’allons pas parler de ces objets à emporter impérativement, mais bien de toutes ces autres « petites choses » qui changent tout et permettent de partir dans de bonnes dispositions.
Cap sur les 4 pensées à emporter en voyage !

4 pensées à emporter dans son sac

Son sens de l’humour et sa capacité à relativiser

Humour à emporter et à cultiver, ainsi que celui de l’autodérision. À eux deux, ils te permettront de dépasser les petits moments d’inconfort, de gêne, de choc culturel, de doute, de fatigue…
RE – LA – TI – VI – SER pas la peine de créer des peurs pour des problèmes qui n’existent pas encore, n’existeront probablement jamais, se résolvent généralement très bien une fois sur place.

Sa capacité à s’adapter

S’adapter, c’est être plus souple face aux bourrasques de la vie : ne pas les laisser nous briser ou nous emporter, les laisser glisser le long de notre peau, arrondir le dos et se redresser grandi.
Apprendre à s’adapter sur les routes, c’est aussi se rendre compte de ce qui compte réellement pour nous.
Oublier les jugements ancrés en nous, sur l’Autre, la Différence, les religions, les croyances… Retrouver notre curiosité enfantine et notre ouverture à l’autre.

Son envie de rencontre

Voyager, partir découvrir le monde, de nouvelles latitudes, de nouveaux paysages, de nouvelles saveurs… et de nouveaux visages !
Des histoires d’ici et d’ailleurs pour contrer des préjugés et idées reçues. L’attrait de la nouveauté, et donc de la différence, fait tomber les barrières, intérieures et extérieures.

Son envie de passer de beaux moments

Partir avec un esprit positif, c’est déjà mettre 90 % de chance de notre côté que tout se passe bien. Parce que même si les choses se passent « mal », à entendre « pas comme prévu », Ce sera une expérience, point. Peut-être cocasse, peut-être riche en défi, surement pleine d’anecdotes à raconter au retour.

Et surtout, avec cette idée, tu sais, quoiqu’il arrive :
« Tout finit bien à la fin, et si ce n’est pas bien, c’est que ce n’est pas encore la fin ! »
(The Great Marigold Hotel)

Youssra

Occupational Therapist vs. Psychomotricien

Dans les pays anglo-saxons le métier qui se rapproche le plus de la psychomotricité est « Occupational therapist » mais  qu’est ce que cela signifie concrètement ? Voici la définition que la fédération mondiale des occupationals therapist propose :

In occupational therapy, occupations refer to the everyday activities that people do as individuals, in families and with communities to occupy time and bring meaning and purpose to life. Occupations include things people need to, want to and are expected to do.

Cette profession est clairement associée à l’ergothérapie, dans le  listing des écoles d’occupational therapist proposé par la fédération mondiale des occupationals therapist, on retrouve pour la France les écoles d’ergothérapie. Une demande d’équivalence pour exercer dans les pays anglo-saxon  peut être faite mais n’est pas toujours acceptée.  En me basant sur les explications des associations des occupational thérapist d’Australie  ainsi que de l’association Américaine des Occupational Thérapist  voici le parallèle que j’ai pue faire entre ses deux professions:

l’occupational thérapist intervient sur le champs de :

  • L’éducation 

 Les occupationals thérapists interviendrait sur l’éducation à l’autonomie avec l’apprentissage des gestes de la vie quotidienne (se brosser les dents, lacer ses chaussures). Dans une dimension moins fonctionnel le psychomotricien est tout d’abords dans les premiers âges de la vie, puis va  accompagner l’enfant dans sa maturité psychoaffective ainsi que le développement de son geste lui permettant l’autonomie avec ou sans aides technique.

  • La rééducation 
  • La réadaptation

En France la réadaptation est principalement  le travail  des ergothérapeutes au travers de la mise en place des aides techniques soulageant le quotidien .  Le psychomotricien peut intervenir sur l’aménagement de l’espace ou « l’avant » mise en place de l’aide technique ( Travail de régulation tonique, de l’impulsivité avant le passage au clavier ou à la tablette, maintient du regard et prise de conscience de sa proprioception pour les aides  plus conséquentes etc… ). Tout cela à été  répertorié en avril 2018 par le ministère des solidarité et de la santé. page 67-68.

  • La Thérapie

Champs que le psychomotricien rempli par un travail en relation au cœur de l’image du corps du patient et de son vécu corporel,  mais qui n’est malheureusement pas noté dans notre décret de compétence . Cependant, dans celui des ergothérapeutes il est noté, qu’ils agissent sur l’expression des conflictuelles internes , le maintient des capacités relationnelles, le maintient ou la reprise de l’identité personnelle.

  • La présence dans les phases aiguës 

Décrit en termes de réadaptation. Le psychomotricien trouve aussi sa place dans les phases aiguës car nous sommes les spécialistes de la contenance et de l’expression corporel des émotions. Champ de compétence qui n’est pas non plus spécifié dans notre décret de compétence alors qu’il est largement abordé  dans le cursus de notre formation. 

  • L’accompagnent dans l’indépendance du quotidien

Principalement réalisé par les éducateurs spécialisés en France en terme d’organisation et d’apprentissage des codes sociaux. Pour tout ce qui est adaptation et aide technique cela revient à  l’ergothérapeute.

  • Travail dans le domaine des entreprises

L’ergothérapeute peut aménager et proposer des soutiens matériels à une personne en situation de handicap sur son  lieux de travail. Le psychomotricien quant à lui agit majoritairement en dehors du lieu de travail quand celui-ci n’est pas un milieu protégé.

Dans les descriptions l’utilisation du corps comme principal support et outil de travail n’est que très peu évoqué. On retrouve l’intégration sensorielle mais en définitive l’accent est mis sur la réadaptation et la nécessité d’agir pour l’autonomie des patients. En cela les ergothérapeutes se rapprochent davantage de la description de ce métier.

D’autre part « occupational therapist » nécessite un grade master notre combat principal à l’heure actuelle. D’autant plus que comme nous ne sommes même pas reconnus au grade licence. Cela  nous empêche de postuler pour intégrer la formation d’occupational therapist à l’étranger (cela dit c’est souvent négociable comme on a pu le voire dans l’article poursuite d’études) . De plus notre décret de compétence,    document officiel nous représentent,  ne spécifie pas  un pan entier de notre travail ! La réingénieurie est en cours, elle est lente,  mais je l’espère   Nous ouvrira plus de porte en France et à l’étranger.

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Les études d’occupational therapist

Pour devenir occupational therapist sans passer par une école d’ergothérapie et prendre le risque de faire une équivalence qui peut ne pas être reconnue voici la recette :

Nous avons pris l’exemple de  l’Angleterre en nous basant sur les informations des universités de Londres London south bank university et Brunel université.

Néanmoins, chacune des universités proposant la formation à ses exigences je vous invite à vous rendre sur le listing des formations d’occupational therapist dans le monde  si vous désirez plus d’information . 

 [Si l’un ou l’une d’entre vous a tenté l’expérience, nous serons ravies de recueillir votre témoignage ]

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Elise

Quand partir ? – Le bon moment –

Durant un  stage , à la fin des études après  2 ans d’exercice 5 ans 10 ans pour la retraite ??? Quel est le meilleur âge pour partir?

la réponse vous l’aurez devinée est évidente :

Le bonne âge pour partir, est l’âge auquel  on en  à envie 

Néanmoins, ce qui va être déterminant est la raison pour laquelle on part. Les conséquences vont être différentes selon les périodes de la vie.

0-3 ans 

(d’étude en psychomotricité )

stade Sensori-moteur- l’expérimentation 

Sous forme de mission de solidarité de quelques semaines  ou d’échange universitaire  de 6 mois ou 1 an .

Pour beaucoup cette expérience sera la première . Cette essai va être déterminant pour savoir si cela est fait pour vous ou pas. La grande phrase mille fois répétée par les voyageurs du « sortir de sa zone de confort » naît à ce moment là. Les habitudes sont bouleversées  avec des conditions de vie, des écarts culturels et professionnel qu’il faut comprendre. C’est un plein d’information qui nous submerge et qui vous le verrez va être digéré très lentement.

L’intérêt de cette expérience est effectivement un apport professionnel  immense, elle vous force à voir d’autres pratiques, à les comprendre et  à remettre en perceptive  votre attitudes face à cela. De plus, il faut bien le dire cela peut vous donner un réseaux de professionnel et c’est expérience sont une plus valu sur votre CV.

je me souviendrais toujours de ma première mission de solidarité internationale en Roumanie.  Le premier choc  professionnel les techniques éducatives étaient très discutable. J’ai d’abords eu un rejet totale de leurs pratiques que je trouvais maltraitante. Puis en me renseignant j’ai fini par comprendre que le manque de moyen justifie alors l’épuisement des professionnels, leur manque de patience et qu’au lieu de les blâmer les soutenir était plus efficace et plus près de l’échange que j’étais venue chercher.

C’est aussi une découvert de soi, de ce que l’on  peut accepter ou pas de notre flexibilité et notre attitude dans ses conditions différentes. La découverte culturel est aussi importante au delà des paysages différents plus ou moins époustouflant vous vous retrouver parfois face à des façons de vivre qui sont difficile ou très loin de vos valeurs.

Pour beaucoup, cette expérience sera la seule, pour d’autre elle sera le départ d’un chemin dans la solidarité, l’associatif, l’expatriation ou juste dans le goût de l’ailleurs.

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3 ans

( D’études En psychomotricité )

stage pré-opératoire

Juste à la sortir de votre diplôme, c’est le meilleurs moments dans votre vie personnel. Une page se tourne vous ne vous êtes pas encore engagé dans  un travail. Pour une grande majorité la vie de famille et l’achat de maison est à l’état de projet futur.

S’assurer et se réassurer : Il est possible  qu’une mission de solidarité international vous permet d’exercer votre métier en groupe pour continuer à avoir un étayage et une réflexion.  Seul, être à l’abri des jugements peut parfois être agréable et vous prouver que vous être capable de faire quelque chose de cohérent.

Se tester :  Jusqu’ici le chemin était bien baliser après les prépa au concours les trois ans d’études, vous auriez pu continuer sur celui ci avec la rechercher d’un CDI d’un lieux ou habiter etc… Mais parfois s’aventurer, tenter une autre vie, peut être la raison d’un voyage.

L’arrivé dans un pays ou personne nous connait nous donne l’opportunité d’être un anonyme de recommencer quelque chose à neuf.

Arrivée au USA je savais que j’avais plein de chose à me prouver, « que j’était capable de m’en sortir seul dans un environnement nouveau et sans attache ». Au niveau professionnel, j’avais les yeux grand ouvert,  je voulais découvrir les façons de soigner outre atlantique. Je ne me suis pas reconnue dans les pratiques, mais cela à fait germer un grand nombre de questionnement comme sur la distance thérapeutique : Là bas on se fait des accolades pour se  dire au revoir mais le cadre ne semble pas en pâtir. Peut-être que la distance est davantage définie par la façon dont les deux parties investissent la relation plutôt que part des règles sociales? 

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+3 ans

( Après plusieurs années d’exercice)

stade des opérations concrètes

On peut partir pour suivre son conjoint qui est muter dans un autre pays, tomber amoureuse d’un pays et s’y installer, retourner dans le pays duquel on vient etc…

Aprés un peu d’expérience la confiance que l’on a dans sa pratique est un peu moins fragile que lorsque l’on sort de l’école. Les doutes et les remises en question sont et seront toujours présente (tant mieux d’ailleurs !). Mais l’on a déjà découvert le monde du travail, éprouver et faconné un peu sa maniere de travailler. On est peu être un peu plus confiant face á l’océan qui s’annonce devant nous.

les raisons de votre instalation vont être déterminantes dans la façon donc vous aller envisager et construire votre vie professionnel sur place. Pour cette partie je préfère donner la parole à celles qui vivent l’expatriation.  On remarque une grosse mise en danger professionnel des challenges, beaucoup de persévérance et une mine d’or en terme d’apprentissage.

à la retraite

stade des opérations formelles 

Ca, c’est une autre histoire